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Patrick Desprez et Rémi Buhagiar pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

But de gardien, démission d'entraîneur… Il se passe toujours quelque chose avec la réception des Bretons. à Toulouse d'en profiter pour réenclencher la marche avant !

Colère froide et boulets rouges. Hier après-midi, Pascal Dupraz n'avait toujours pas digéré la déculottée en terre lyonnaise ce week-end (0-4). «C'est la première fois à la fin d'un match que j'ai les glandes. Vraiment. Cette semaine, j'ai tiré la gueule. ça se traduit comment ? Un peu, sourit quand même l'entraîneur savoyard, comme avec ta nana. Quand ça ne va pas, il y a l'image et pas le son. Je ne parlais pas trop, non.»

Relation de cause à effet : pas mal de joueurs ont été rhabillés pour le printemps. Morceaux choisis, attention ! ça déménage.

«Sur le terrain, j'ai vu beaucoup de garçons qui ont privilégié leur projet individuel. Même si c'est la période pré-transferts, je n'en veux plus ! Des exemples ? Certains ne savent pas donner une passe en première intention et font 4-5 touches superflues. Puis je ne supporte pas les joueurs de foot qui marchent. C'est tout et ce sera, en ce qui me concerne, à vie… Je ne comprends pas, à dire vrai. Car lorsque je vois comment ils s'entraînent la semaine et le nombre de kilomètres qu'ils peuvent parcourir, je suis admiratif – et je parle sous couvert de la technologie puisqu'ils sont équipés d'un GPS. Cependant que le week-end, match venu, sous prétexte qu'ils sont remplaçants, les mêmes peinent à faire 10m !! C'est quoi cet état d'esprit ?…»

Les intéressés se reconnaîtront, naturellement.


«On s'est trompés de maillot»

«Remarquez, poursuit Dupraz, le score est sévère mais on l'a bien cherché – si j'ose : les avant- ou carrément dernières passes sur les buts de l'OL ont été effectuées par des… Toulousains. Je crois qu'en deuxième mi-temps, on s'était trompés de maillot, non ? C'est sûr qu'en jouant à 7 contre 15, c'est plus facile pour l'adversaire… Bref, conclut un coach qu'on a rarement vu autant remonté depuis son arrivée sur les bords de Garonne, j'ai des principes collectifs et j'entends qu'ils soient suivis.»


«Respecter l'institution»

Alors qu'il avait déjà averti dans nos colonnes qu'il ne sélectionnerait désormais que des éléments défendant les couleurs du club, ça commence dès ce soir avec l'oiseau de mauvais augure rennais (la dernière visite au Stadium des Rouge et Noir en date du 27 février 2016 s'était soldée pour les Violets par un revers 1-2 et la démission de Dominique Arribagé). «Si la victoire est impérative pour continuer de croire en un destin européen… Toutes les rencontres sont des tournants», dribble d'abord le technicien. Avant de glisser : «Après, il me semble que le TFC est très bon dans la dernière ligne droite. Je ne vais pas empêcher les joueurs de remporter les 9 matches restants…»


Martin Braithwaite : «Plus créatif à gauche»

Suspendu chez les Gones, le capitaine danois Martin Braithwaite, 25 ans, 1m80-77kg, 10 buts et 3 passes, ne doute pas de l'équipe. Et de sa force.

Martin, comment avez-vous vécu ce cuisant échec au Parc-OL ?

Chaque fois quand on joue là-bas, on a des soucis.

Le TFC n'a inscrit qu'1 seul but sur les 4 derniers matches…

Parfois, c'est comme ça. Puis avant Angers on nous disait la même chose (4-0 à l'arrivée).

Personnellement, vous traversez une période un peu creuse. ça vous travaille ?

Je n'y pense pas. Pas du tout. J'ai confiance en moi, je sais que je vais encore marquer. Je n'ai pas une mentalité de perdant.

Votre penalty arrêté par le gardien lillois Enyeama, vous en avez reparlé ?

Oui, le coach a dit que le frappeur ne devait pas être celui qui était fauché. C'est clair pour la prochaine fois.

Vous êtes toujours le tireur attitré…

Ce n'est pas moi qui décide. Mais je suis un buteur, donc s'il y a une opportunité de scorer, oui je la prendrai. C'est mon boulot. Même le meilleur joueur du monde peut rater un péno. Je ne suis pas quelqu'un qui craque parce que j'ai loupé un but.

L'Europe, c'est toujours possible ?

Bien sûr.

Quid de votre repositionnement sur l'aile gauche ?

Le plus important, reste l'équipe ; ça ne me dérange pas. Puis… au contraire dans notre style je suis plus dangereux à gauche parce qu'axial il y a beaucoup de duels. Je me sens mieux avec le ballon au sol, face à l'adversaire. Je peux être plus créatif.


Dupraz (TFC) : «S'amuser ensemble»
S'il existe un exemple de remontada sur lequel les joueurs du Stade Toulousain peuvent s'appuyer pour croire à une qualification en barrage, c'est bien celui du Toulouse Football Club. Annoncé «condamné à la descente en ligue 2» à dix journées de la fin du championnat de France (saison 2015-2016), le club d'Olivier Sadran a réussi l'impensable en comblant un retard de dix points sur le premier non-relégable ! «Le plus important, c'est d'y croire jusqu'au bout. L'an dernier, nous avions perdu la confiance en nous. Dès son arrivée, Pascal Dupraz avait insisté sur la nécessité de croire en notre potentiel», confie Pantxi Sirieix, l'un des cadres du vestiaire du TFC.

Selon l'ancien auxerrois, son entraîneur a eu la bonne idée de leur changer les idées. «Lorsqu'un joueur n'est pas bien, il a tendance à se refermer sur lui-même et se réfugier dans le travail. Ce n'est pas forcément bon. Le coach nous a laissé beaucoup de liberté. C'était bénéfique».

Sérénité, solidarité, enthousiasme, constance, sont des ingrédients qu'il ne faut absolument pas négliger. «Nous étions recentrés sur le collectif, sur la vie de groupe. Tous nos efforts allaient dans ce sens. Je crois que ce qui a fait la différence, c'est que tout le club adhérait au discours du coach. C'était impressionnant ! Tous les matins, il nous parlait, on l'écoutait comme un dieu vivant. Titulaires, remplaçants, dirigeants, staffs… Il a convaincu tout le monde de tirer dans le même sens. Notre exploit ne doit rien à la chance. C'est un combat mental que l'on a remporté. Tout est dans la tête», martèle le milieu de terrain.

Une analyse partagée par le grand héros de ce sauvage in extremis, «Le Stade Toulousain atteindra ses objectifs en conservant Ugo Mola. C'est l'homme de la situation. Les supporters doivent venir tous ensemble pour encourager les Rouge et noir. Il faut faire en sorte que le Tèf et le Stade ne jouent pas en même temps. Les fans seront présents», annonce Pascal Dupraz.

Les deux footballeurs croient aux chances de leurs voisins rugbymen. «Eux ne jouent pas la survie du club. Ce sont des grands garçons. Même si la situation des dirigeants est incertaine, il faut se concentrer sur le terrain, et s'amuser ensemble !», prévient Pantxi. De quoi inspirer les quadruple champions d'Europe ?

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