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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Interview

Avec sourire, sans malice, il se targue d'avoir fait mieux que le goal Alban Lafont… Débarqué dans la Ville rose à 15 ans, Debève entamera sa carrière pro 1 an plus tard. Il ouvre la boîte à souvenirs.

Sa mèche brune virevolta au Stadium entre 1986 et 1994. Puis fera le bonheur des Sang et Or jusqu'en 2002. Il y aura même une escapade de 6 mois, en Premier League, à Middlesbrough. Et une dernière pige en L2 à Amiens. Avant de s'asseoir sur le banc pour mieux revenir au Tef dont il a écrit un pan d'Histoire. Morceaux de choix, à 46 ans.

Michaël, si on dit que vous êtes un serviteur du TFC…

C'est ce qui me correspond le plus, en effet. J'ai été formé à Toulouse, j'ai poursuivi ailleurs. Mais dès que j'ai eu l'occasion de rentrer au bercail… Je serais revenu à pied, oui. Je dois tout au TFC. Et comme je suis quelqu'un de très fidèle… Puis il n'y a pas de raison de chercher autre chose quand tu t'épanouis. Cette saison est ma 17e sur l'île du Ramier.

Joueur, entraîneur de la réserve et directeur technique du Centre de formation, adjoint de Dominique Arribagé et aujourd'hui de Pascal Dupraz, vous avez occupé quasiment toutes les fonctions.

Le Toulouse FC m'est cher, je le répète ; c'est mon club de cœur. Même si je suis un gars du Nord. Mon autre maison, c'est Lens où j'ai évolué 8 ans. Cependant c'est bien le Tef qui m'a repéré, appelé en premier. J'ai visité les installations et le feeling est passé de suite. Nous sommes en 1986, je suis ado et je vais m'en aller à 900km de chez moi. Un peu maso, non ?

Tout s'enchaîne très vite !

Absolument. J'arrivais de mon petit village de 400 habitants, Cambron, à côté d'Abbeville. J'ai commencé avec les cadets nationaux d'élie Baup, en octobre je passe avec la réserve en D3 ; puis, à la reprise de janvier, je rejoins l'effectif professionnel.

Vous deviez avoir de sacrées qualités ?

Pour mon âge, athlétiquement, j'étais hors-normes. J'avais pratiqué l'athlétisme entre 10 et 15 ans. Le 100m, le 1.000m, le triple saut surtout : tenez, de ma Picardie je tournais beaucoup sur Paris et je remportais tous les meetings !

Je performais, j'étais un tout-bon. Mais je n'ai pas pu disputer les Championnats de France car cela tomba avec ma détection au… TFC.

Le club vous lance en D1, 6 mois plus tard, alors que vous n'avez pas 17 ans…

(ses yeux brillent) C'est le dernier match de la saison 1986-1987, au Stadium, face à Lens – joli clin d'œil. On gagne 1-0 et on termine 3e. Ce qui déclenchera la 2e épopée européenne. Eh oui, j'avais 16 ans et demi ; à l'époque seuls Paganelli (15 ans, 10 mois et 5 jours quand il remplace pour l'ASSE Rocheteau à la mi-temps de Paris-SG – Saint-étienne le 25 août 1978) qui détient toujours le record, Roussey et Basile Boli avaient évolué plus jeune que moi en D1. En tout cas, j'ai donc devancé Alban Lafont (Première en L1 à 16 ans, 10 mois et 5 jours) ! Et au niveau européen, justement, je ne dois pas être mal non plus puisque l'année d'après je serai titularisé contre le Bayer Leverkusen, toujours à domicile (1-1, 21/10/87). Je joue en «6». C'est mon poste de formation même si je vais ra- pidement occuper le flanc droit, offensif d'ailleurs.

Vous êtes veinard en quelque sorte, car c'est l'âge d'or du Téfécé !

Absolument. à commencer par Bergeroo, Tarantini qui avait été sacré champion du monde en 1978, Delpech, Pavon, Stopyra, Rocheteau… J'ai démarré avec ce qu'on appelait le carré magique des Violets : Despeyroux - Paillard - Durand - Gérald Passi.

Pêle-mêle : le joueur le plus doué que vous ayez côtoyé ?

Beto Marcico. Une vision hors du commun, supertechnique des deux pieds, dribbleur et finisseur. Puis il couvait les jeunes : il m'avait littéralement pris sous son aile, je n'oublierai jamais.

Le plus marrant ?

Tony Vairelles à Lens. Rien que sa coupe de cheveux, ses fringues, sa voiture. Le rigolo de service, quoi, même sans raconter de blagues.

Et le plus «méchant» ?

Cyril Rool. Une crème en dehors des terrains mais sur, comme on dit, s'il tombait la goupille…


Le chiffre : 16

ans 6 mois et 4 jours. C'est l'âge avec lequel «Mika», né le 1er décembre 1970, débuta en D1 le 5 juin 1987. Mais l'autre date fétiche du milieu de terrain reste le 11 novembre 1989 où, au Parc des Princes, il marque le plus beau but de sa carrière : chevauchée de 60m et plat du pied face à Bats pour un succès 1-0. Le 2e des 4 violets au PSG, à ce jour.

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