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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

«Après Rennes, généralement à Toulouse, on change de coach, non ?*» Du Dupraz dans le texte hier midi à l'heure du débriefing de ce tristounet 0-0. Le seul à la maison sous l'ère du tacticien haut-garonnais. Après la boutade, l'analyse du surplace.

Au milieu du gué : c'est effectivement là, dans le grand rallye-raid que peut représenter la saga L1, que le Toulouse FC se retrouve alors que 8 journées restent à disputer. Un drôle de ventre mou puisque le Tef rend 9 points au barragiste (le 18e Nancy, 28pts) tout en n'étant distancé par le 8e, un certain… Rennes, que de 2 unités (37 vs 39).

Radioscopie.


Offensivement, la panne.

- Parfois, les stats sont terribles. à défaut de sueurs chaudes avant-hier soir sur le but de l'actuel N°2 chez les Bleus, Benoît Costil – remarqué au demeurant autant pour ses bas celtiques que quelques prises en l'air relâchées, celle des tirs cadrés fait froid dans le dos : zéro. On se serait bien passé de la rime, l'entraîneur toulousain également. « Forcément, grimaçait Pascal Dupraz ce dimanche, il est dur de marquer dans de telles conditions… » Au vrai, ses protégés restent sur 1 petite réalisation en 5 rencontres. Le chat est maigre. Pourtant, ose-t-on, les souris ont dansé : Delort a bataillé, Braith-waite percuté, Jean s'est démené. En vain ; et l'on imaginait le degré de sa frustration au grand coup de pompe dans le ballon que l'ailier de poche donna au coup de sifflet final… Mais l'animation a été en-deçà. « On n'a pas suffisamment trouvé Oscar (Trejo), confirme le technicien. Ou il n'est pas assez redescendu demander le ballon. Après, Andy (Delort) est un peu émoussé, c'est normal vu qu'il n'avait pas beaucoup joué avant de nous rejoindre. De manière générale, les attaquants se mettent la pression et peuvent devenir moins altruistes sous prétexte qu'ils ont obligation de scorer à chaque match. Qu'ils s'enlèvent cette idée de la tête ! ça se ressent dans notre jeu combiné qui s'en trouve altéré. »


Dans l'entrejeu, opération reconstruction.

-« Il faut qu'on retrouve du liant, un jeu long plus efficace donc précis. On se cache aussi trop dans la préparation de nos actions. Alexis (Blin), énumère le boss, a perdu confiance en raison de son souci à la voûte plantaire, d'où des passes vers l'arrière que j'abhorre. Jessy (Pi) force un peu son jeu car il veut se montrer. Logique. Tout ceci est psychologique. » Et se traduit par 2 victoires seulement en 2017…


Au classement, sur le reculoir.

- Même si comme le fait tout autant justement remarquer Dupraz, son équipe compte 1 seule défaite sur les 8 dernières échéances, le Téfécé n'avance plus. Il recule même, façon rétropédalage. En 1 mois, il a perdu 4 places – de 8e à l'issue de la 26e journée (0-0 à Paris le 19 février), la formation du Tef pointe ce matin après son 10e nul de la saison contre les Rouge et Noir au 12e rang. Ce qui, surlignons-le, constitue son plus mauvais temps de passage depuis l'ouverture du bal mi-août au Vélodrome. «Ouais, commente le coach, mais ce n'est pas le pire moment de la saison pour être 12e puisqu'il y a encore 24 points en jeu… Après, je reconnais et je répète qu'on a perdu trop de munitions en route.»


Eh alors, on fait quoi…

- Assurer le maintien (comme diraient nos amis rugbymen, il manque 1 victoire bonifiée, c'est-à-dire 3 points + 2), revenir dans la première partie de tableau puis lâcher les chevaux. C'est la trilogie souhaitée du côté de l'île du Ramier. «Je ne dis pas qu'on ne va pas boucler la saison dans la position où nous sommes actuellement, répond d'abord l'ex-mentor d'évian. Ou, pis, au-dessous. Cependant, ressasse-t-il, le résultat demeure la conséquence du contenu. En clair : pour que cela suive, retrouvons des productions enlevées, avec un pressing tous ensemble et une défense en avançant. Après, ajoute le Savoyard en ressortant la calculette, on a peut-être marqué seulement 11 points depuis le mois de janvier mais étant donné qu'il y a 8 matches d'ici le baisser de rideau en date du 20 mai, ainsi je relève 24 unités à récolter, nous sommes encore à même d'égaler le bilan comptable de notre phase aller qui était de 26. » Tout… compte fait, argue l'entraîneur entraînant, tout n'est pas si moche que ça. « Je suis dans mon discours d'autopersuasion que le Téfécé est un groupe de qualité, perfectible car jeune. Soyons davantage conquérants ! »


Moralité : «Passe ton bac, d'abord !»

- Le grand-huit. Pascal Dupraz insiste : le Championnat n'est pas fini. « L'examen du footballeur, c'est son match du week-end. Il doit savoir l'appréhender, dans le sens avoir la même confiance, voire l'insolence dont il fait preuve la semaine. Voilà ma recette. »

(*) La saison passée, le revers face au Stade Rennais avait entraîné la démission de Dominique Arribagé, remplacé par Pascal Dupraz.


«L'Europe ? Je continue de rêver»

«Je vais répondre par une autre question ''Est-ce que, mathéma- tiquement, c'est mort ?'' Non. C'est compliqué mais pas cuit ! Autrement formulé, se référant au maintien la saison dernière : ''Est-ce que c'était rapé pour tout le monde à pareille époque ?''

Je ne change pas, ma logique est toujours la même. Certains diront que je suis un doux rêveur. Qu'importe, conclut Dupraz, je préfère m'imaginer que c'est toujours réalisable…»

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