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Timothé Crépin pour France Football

 

TFC

Dimanche prochain, lors de la réception de l'OM, le Toulouse football club va célébrer ses 80 ans d'existence. Cette semaine, FF donne la parole à plusieurs joueurs emblématiques de la Ville Rose. Premier épisode avec Dominique Arribagé, le directeur du recrutement du club, joueur entre 1992 et 1998 puis entre 2004 et 2008, mais aussi entraîneur de 2015 à 2016.


Son arrivée au Toulouse FC
«Je suis originaire de la région. Avant d'y arriver, j'évoluais en troisième division, à Muret. J'arrive dans le groupe pro de Toulouse en 1992. Je m'en souviens très bien. Je faisais mes études, un DUT informatique, en même temps. Toulouse a toujours été mon club de cœur, j'allais au stade en tant que supporter étant jeune. Donc j'étais marqué par l'histoire du Téfécé, avec toutes les épopées des années 80 et 90. C'était donc une grosse satisfaction de porter ce maillot.»


Son moment fort
«Mai 2007, le dernier match de la saison contre Bordeaux. Avec ce concours de circonstances incroyable : on est sixièmes avant la rencontre, on reçoit Bordeaux qui est juste devant nous, dans un Stadium plein comme un œuf pour le dernier match de la saison, qui plus est un derby. Ils mènent au score et on retourne le match avec trois buts d'Elmander (3-1). Avec tout ce suspense à la fin qui fait qu'on se retrouve finalement troisième du Championnat et qu'on accède à la Ligue des champions. Avec la grosse fête derrière. Pour le coup, avec les vacances qui arrivaient ensuite, on avait le temps de fêter ça. Ça avait été haut en rires, en couleurs et en joie.»


Comment tenter d'exister dans une ville qui adule le rugby
«Je ne pense pas que c'était un frein. Il y a une rivalité, clairement, sur le sol toulousain. Mais il y a aussi beaucoup d'accointances, de relations qui font qu'on s'entend très bien. Forcément, ils avaient plus les faveurs que nous dans la rue, au niveau médiatique et en termes de notoriété. Mais est-ce qu'on aurait été plus forts sans eux ? Pas sûr. Le football est marqué par les moyens économiques. Auraient-ils été plus importants sans le rugby ? Peut-être, mais cela ne se serait pas joué à grand-chose. Paris, Marseille et Lyon auraient, dans tous les cas, été plus forts que nous. Ce n'est donc pas le rugby qui nous a empêchés d'obtenir des titres. On a quand même parfois réussi à surperformer par rapport à nos moyens.»

 

Une personne qu'il n'oubliera jamais
«Le Président Sadran est celui qui m'a permis de revenir à Toulouse. Je joue six ans à Rennes, mais quand Toulouse remonte, Olivier Sadran me propose de venir finir mon aventure de joueur au Téfécé. C'est un challenge périlleux puisque j'ai trente-trois ans à ce moment. Et revenir chez soi n'est jamais facile puisqu'on vous attend au tournant. J'ai donc eu la possibilité de revêtir de nouveau le maillot violet. C'est un moment fort et important de ma vie.»


Ce que représente le club de Toulouse pour lui
«J'y ai quand même joué dix ans, avec plus de trois cents matches. J'ai été un an entraîneur. Je travaille encore dans ce club aujourd'hui. Donc, forcément, c'est ma vie. Je suis Toulousain depuis que j'ai six ans. (On le relance pour savoir si ce sentiment n'a pas été quelque peu atténué après son expérience sur le banc de Toulouse en 2015-2016) Il y a la phase où on me dit d'y aller et où je réussis le challenge de sauver l'équipe (en 2015) ; j'ai continué l'aventure dans des circonstances plus difficiles sur la fin (NDLR : il a été obligé de démissionner en février 2016). Mais je ne le regrette pas du tout. J'ai réfléchi ensuite sur ma place à Toulouse après cette sortie douloureuse et violente, c'est vrai. J'ai eu un long moment de réflexion. Dès que j'ai compris que je pouvais digérer ce passage, j'ai pu faire mon métier avec plaisir et force.»

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