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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

En pleine préparation de la saison qui démarre début août, le coach du Toulouse Football-Club nous a reçus dans son bureau, au Stadium, pour évoquer ses affinités avec la ville. Une mi-temps savoureuse.

Sympa, accueillant, ouvert, spontané, marrant même. Voilà comment Pascal Dupraz décrit le Toulousain.

Lui l'entraîneur à qui le club de la Ville rose a déjà érigé une stèle place du Capitole. Souvenez-vous du printemps 2016 : le TFC sauve miraculeusement sa tête en première division après avoir compté 10 points de retard sur le 1er non-relégable à 10 journées de la fin. Un exploit qui ne s'était jamais écrit dans le foot français… Dès lors, Dupraz devient « Dieupraz » et la légende est en marche. Encore aujourd'hui, dans les travées du stade sur l'île du Ramier, il n'y a pas un match où son nom ne soit pas scandé à pleins poumons par les supporters. Du haut de son 1m72 – «je suis le petit chauve qui gesticule sur le bord du terrain» comme il aime à se caricaturer –, l'homme âgé de 54 ans s'est complètement fondu dans le Midi. «Je me sens à l'aise», dit-il.

Ayant élu domicile sur des hauteurs verdoyantes de la banlieue Nord-Est de l'agglomération, le technicien réputé pour ses punch-lines n'en délaisse pas pour autant son pays, la Savoie – «une et indivisible» réclame-t-il pacifiquement. Ni celui de sa femme : le Var. «Nous y avons une petite maison de village perchée, je mets mes claquettes et descends 40m pour acheter notre morceau de viande. C'est ça la vraie vie, non ? » lance à la cantonade celui qui est sous contrat avec le «Tef» jusqu'en juin 2019.


Sportif préféré > Ugo Mola.

«J'ai déjeuné une fois avec l'entraîneur en chef du Stade Toulousain. J'apprécie beaucoup ce garçon même si je ne le connais pas suffisamment. Il a des valeurs. Ernest-Wallon ? Y aller voir un match en tant qu'anonyme fait partie de mes péchés mignons. Je vous rappelle que j'ai joué à Toulon, alors l'o- valie… Après, je suis assez fan de la personnalité de Philippe Gardent, le coach du Fenix Handball, qui a œuvré ''chez moi'' à Chambéry. Claude Onesta, jus-tement ? J'ai eu l'occasion de discuter avec. Un monument comme peut l'être Guy Novès. On revient au rugby…»


Plat et vin > Cassoulet et Pic – Saint-Loup

«J'en ai mangé un très bon à Carcassonne, dans la Cité. Avec votre fameuse saucisse. Je suis assez rouges, aux tanins bien présents, qui ont du corps com-me les femmes (sourire). Je suis un épicurien mais je dois faire gaffe à ma ligne en raison de mes antécédents cardiaques. Je m'autorise un joker par semaine, c'est une souffrance permanente.»


Ses bonnes adresses > Très éclectique

«Je m'amuse vraiment à varier les plaisirs. Déjà, j'ai un faible pour les bars à tapas comme « Côté Vin » en quittant le quartier Saint-étienne. Sinon, je me régale – historiquement, ce fut ma toute première table dans la Ville rose – à « La Brasserie de l'Opéra » au Capitole chez Gratien (Castro). Le midi, je fréquente « La Gourmandine » des frères Cortes à Victor-Hugo ou, sur l'île du Ramier, j'ai mes habitudes à « L'émulation nautique » des truculents patrons Manuel (Traversaz) et Gilles (Roux). Bon, j'ai un diététicien ; et je dois m'enfiler 450g de légumes chaque soir ! »


Son coup de cœur > La cathédrale Saint-Cécile

«La première personne à m'avoir fait découvrir Albi, c'est mon agent (Stéphane Canard, ndlr). Nous avions déjeuné, sur la place. J'y suis retourné un samedi avec Mireille, ma femme. Il faisait beau, le Tarn en contrebas nous berçait… Ce fut un bel instant de quiétude, donc rare. Une parenthèse enchantée.»


Balade > Place Saint-Georges

«à la tombée de la nuit, il y a quelque chose de spécial. Assurément. Je ne sais pas comment expliquer : le tourbillon de la foule sans être happé… J'ai un penchant également pour les Carmes où, là encore, tu ressens un truc – davantage bohème. Marcher un peu au hasard, en me perdant dans le dédale des rues, ça a toujours été un de mes passe-temps.»


Son dada > Les courses de trot

«Au mois d'avril, j'ai eu la chance de toucher mon premier Quintet+ dans l'ordre. C'était à Vincennes, mais j'ai parié ici avec mon compte PMU comme tout bon turfiste. J'ai empoché 8.000€ ; cela me permet de couvrir plus d'une année de jeu. Miser 100€ par semaine, je sais qu'il y a des gens pour qui ça peut paraître beaucoup. Ne vous inquiétez pas, j'ai la valeur de l'argent : je suis petit-fils de maquignon… La Cépière, j'y suis allé plusieurs fois. J'adore l'atmosphère, l'ambiance. Toulousains, vous ne vous rendez pas compte du bonheur que vous avez d'avoir un hippodrome en centre-ville ! Sinon, côté champêtre, Beaumont-de-Lomagne mérite le détour. Finalement, devant une course c'est peut-être le seul moment où j'arrive à oublier le foot. C'est dire…»


Sa marque > Paul & Joe

«Mon pull quadrillé qui me servit de talisman pour ressusciter le club condamné à la descente, a une histoire. C'est celui de mon père ; on l'avait acheté ensemble, avant sa mort. Je ne subis pas la mode, cependant j'aime bien flâner dans les boutiques chics de la place Wilson.»

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