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ÉMERY TAISNE pour L'Equipe

 

Ligue1

« Bien souvent, les non-dits tuent des familles », considère Pascal Dupraz. Difficile de lui reprocher quoi que ce soit sur ce plan-là. L'entraîneur toulousain en garde rarement sous la semelle lorsqu'il s'agit de distiller certains messages à ses joueurs. La dernière fois, c'était à Guingamp (1-1), juste avant la trêve internationale.

Délesté de son brassard de capitaine et coupable « de ne pas être descendu du bus » en début de match, Christopher Jullien en avait pris pour son grade. « Mais il n'y a jamais eu d'altercation entre lui et moi », assure Dupraz. Il n'en reste pas moins qu'après l'affaire Machach, cette nouvelle péripétie n'a pas contribué à ramener de la sérénité. Elle succédait à la frustration manifestée par Andy Delort, en plein entraînement, juste avant le déplacement à Marseille (0-2, le 24 septembre). « Mais sur les trois, il n'y a qu'une affaire grave », insiste Dupraz. Quand on lui suggère que son club serait gagné par la nervosité, le technicien replace d'ailleurs le débat sur le plan des résultats : « Il n'y a qu'un truc qui m'ennuie, c'est qu'on ne gagne pas assez de matches. Toutes les nuits, ça m'empêche de dormir.»
Dans deux jours, cela fera un mois que Zinédine Machach s'en est pris physiquement à l'entraîneur de l'équipe réserve, Denis Zanko, en marge d'un match contre Alès (2-0, en National 3). Un mois que la direction du club réfléchit à la sanction adéquate. La mise à pied du milieu de terrain ne pouvant pas excéder un mois (elle a commencé le 26 septembre), la décision d'Olivier Sadran devrait être connue d'ici à une dizaine de jours.

Delort, lui, a été concerné par la série d'entretiens individuels menés par Dupraz pendant la trêve. « Et il n'y a pas l'épaisseur d'une feuille de papier de cigarette entre moi et lui », assure l'entraîneur. Titulaire à Guingamp, l'ancien Caennais avait été sanctionné à Marseille. Pour avoir enlevé sa chasuble en pleine séance, il avait été exclu de l'entraînement avant de s'asseoir sur le banc. « C'est un geste d'humeur comme il y en a mille par an en L 1 », dédramatise Dupraz. Pour mieux comprendre la frustration de l'attaquant, il faut se référer à son inefficacité (un seul but) et la pression exercée par ses proches. Il lui a également fallu digérer de ne pas être désigné parmi les deux tireurs de penalty du TFC (Toivonen et Durmaz).

Enfin, concernant Jullien, Dupraz ne conteste pas que le défenseur « a certainement été déçu » par la perte du brassard, mais il persiste à penser « que c'est mieux ainsi». Lorsqu'on lui demande si sa décision a été motivée par la nécessité pour l'ancien Dijonnais de se recentrer sur ses performances ou s'il jugeait, simplement, qu'il ne faisait pas un assez bon capitaine, le technicien répond : «Un peu des deux. » « C'est un garçon qui s'entraîne bien, mais il doit forcer sa nature et perdre sa nonchalance », détaille-t-il. Pour le technicien, Jullien ne se comporte pas suffisamment comme un exemple, notamment lorsqu'il s'agit d'arriver en avance aux entraînements. « Mais lui enlever le brassard ne signifie pas que je lui retire ma confiance », insiste Dupraz.

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