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Sébastien Barrère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Qui l'aurait imaginé ? Il y a encore quelques mois, après s'être montrés actifs lors du mercato estival, Toulouse et Nice affichaient leurs ambitions. On s'attendait donc à assister ce soir à une belle affiche de L1, entre deux formations séduisantes… sur le papier. Parce que dans les faits, c'est bien moins reluisant.

Les Aiglons, 3e la saison dernière, occupent actuellement la place de barragiste (18e avec 14 points). Et les hommes de Lucien Favre viennent de recevoir une rouste historique à domicile face à Lyon (0-5). «Pour l'instant, les supporters contiennent leur colère, décrit un proche du club azuréen. Mais si le Gym perd à Toulouse, là ça sera le feu !»

 


Dupraz «responsable de la situation»

Du côté des Violets, le constat est presque aussi sévère. Les coéquipiers d'Issa Diop n'ont que deux unités d'avance sur leur adversaire du jour et pointent à une peu glorieuse 14e place. Si la situation comptable peut paraître préoccupante, le jeu proposé par le TFC est tout aussi inquiétant. Que ce soit à Dijon (1-3) ou à Nantes (1-2), les carences des Haut-Garonnais ont été criantes. «Je suis responsable de la situation, tranche Pascal Dupraz. Si je suis inquiet, je ne vais pas vous le livrer, et je ne vais pas le livrer aux joueurs non plus. Mais, force est de constater que nos productions ne rapportent pas de point. Et surtout que la dernière (à Dijon, ndlr) est pour le moins indigeste. Cette équipe doit faire mieux, en termes de résultat et de jeu aussi.»

L'entraîneur téféciste assure néanmoins accorder une «confiance absolue» à ses joueurs. «Mais, il ne faut pas trahir ma confiance», prévient-il. À bon entendeur…


Des choix forts attendus

Déçus des piètres prestations de leur équipe, les supporters commencent à grogner. Et les critiques fusent de toutes parts. Des remarques qui n'ont pas l'air de déstabiliser Pascal Dupraz. «Les seules critiques qui pourraient me toucher sont celles émanant du président Sadran, explique le Savoyard. Le reste, ça me laisse complètement insensible.»

Pour relancer la machine toulousaine, en quête d'une victoire en Championnat depuis plus d'un mois (1-0 à Angers, le 21 octobre), Pascal Dupraz pourrait effectuer des choix forts. Il n'a pas hésité à se passer de Giannelli Imbula à Dijon, il en sera de même ce soir. Quel levier utilisera-t-il cette fois-ci pour tenter d'endiguer cette spirale négative ? L'ancien mentor d'Évian, qui peut s'appuyer sur un groupe quasiment au complet (seul Somalia est indisponible), pourrait insuffler un vent de fraîcheur en offrant à Quentin Boisgard (20 ans) sa première titularisation. Ou en laissant un nouveau «cadre» au repos (Christopher Jullien n'a pas participé à la dernière mise en place hier après-midi…).

Le tableau dépeint ci-dessus est sombre. La situation est cependant loin d'être désespérée. Mais une contre-performance face à Nice puis samedi à Lille, un autre grand «malade» (19e), rapprocherait les Toulousains de la zone rouge. Ainsi, la situation deviendrait fort inconfortable…


Andy Delort : «Un état d'esprit de loser»

Touché par la mauvaise passe que traverse son équipe, Andy Delort n'en demeure pas moins combatif. La preuve.

La situation comptable du TFC vous inquiète-t-elle ?

Non, je ne suis pas inquiet car on possède une très bonne équipe. On a des joueurs expérimentés (Gradel, Ola, Cahu), d'autres qui vont devenir de très grands footballeurs (Issa, Alban, Kelvin). Normalement ça devrait marcher. Mais il y a quelque chose qui ne va pas, et on ne sait pas l'expliquer. On s'est parlé après le match de Dijon pour tenter de comprendre ce qui n'allait pas. On va voir demain (aujourd'hui) si ça a fonctionné.

Vous étiez remplaçant à Dijon. Comment l'avez-vous vécu ?

Je préfère être sur le terrain, j'étais énervé, le coach le sait. J'ai répondu de la meilleure des manières en marquant.

Que manque-t-il au TFC pour repartir de l'avant ?

À Dijon, j'étais sur le banc, j'ai donc bien vu le match. J'ai vu une équipe trop calme, trop gentille. À la mi-temps (0-1), on sentait que ça allait être difficile de revenir. On voyait toutes les têtes baissées. Quand on part comme ça, quand on n'a pas l'état d'esprit de gagneur, c'est compliqué. Parfois, on affiche un état d'esprit de loser. C'est la vérité. Si on gagne c'est bien, si on perd, ce n'est pas grave. Dans le foot de haut niveau ça ne peut pas exister.

Quels joueurs endossent le rôle de leader ?

Il y a plusieurs leaders dans le vestiaire. À titre personnel, j'avais un peu perdu cet esprit de gagneur, de leader et justement je compte le retrouver. Cela va pousser les autres, les jeunes et les moins jeunes à me suivre. Je compte bien assumer mon rôle !

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