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P.Br. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Quelle tristesse ! Alors que la victoire semblait lui tendre les bras, le TFC, en supériorité numérique une partie du match, s'est incliné dans les arrêts de jeu. Les Toulousains, 15e, flirtent désormais avec la zone rouge...

Rien ne va plus ! Le TFC continue de glisser dans les tréfonds du classement et ne compte plus qu'une longueur d'avance sur la 18e place, celle de barragiste, et deux sur le premier relégable.

Mais comment les Violets ont-ils pu laisser filer la victoire ? Pire, comment ont-ils pu perdre ce match ?

Tout avait pourtant bien commencé… Les Toulousains s'étaient facilités la tâche en ouvrant le score d'entrée (Delort, 3e). Ils ont même évolué en supériorité numérique pendant presque une mi-temps. Et ils se sont aussi payé le luxe de rater un penalty (Durmaz, 49). Puis tout a basculé…


La technique... du sabordage

Alors que les coéquipiers d'Issa Diop se contentaient de gérer leur avance au tableau d'affichage, Nice, peu dangereux jusqu'ici, égalise sur penalty (Balotelli, 80). Et les deux équipes se retrouvent à forces égales, Amian étant exclu sur l'action qui amène le coup de pied de 9, 15 m. Sonnés, les hommes de Pascal Dupraz reculent inexorablement et encaissent un deuxième but dans les arrêts de jeu (Srarfi, 90+1).

Désormais assommés, les Toulousains rentreront au vestiaire tête basse, eux qui courent après une victoire en L1 depuis plus d'un mois. Un succès, qui semblait pourtant hier soir leur tendre les bras, aurait sans doute fait taire, au moins temporairement les critiques. Là, elles risquent légitimement de s'accentuer.

Car, tant sur le plan mental (comment peut-on se «saborder» ainsi ?) que footballistique, ce TFC-là est préoccupant. Malgré un quatuor offensif séduisant sur le papier (Gradel, Jean, Durmaz et Delort), les Haut-Garonnais ont que trop rarement inquiété l'arrière-garde azuréenne. Y compris à 11 contre 10.

Alors que le tiers du championnat est déjà derrière nous, on cherche désespérément un match référence. Certes, le Tef s'est imposé à quatre reprises cette saison mais aucune de ces victoires n'a été vraiment emballante. Les supporters s'impatientent. Eux qui étaient plutôt satisfaits du recrutement et qui espéraient titiller les places européennes. A ce jour, force est de constater que le TFC a plus le niveau d'une formation de L2 que d'un candidat à la Ligue Europe.

Le crédit de Pascal Dupraz à la tête de l'équipe ne paraît plus illimité, lui qui avait semble-t-il récupérer un totem d'immunité après avoir sauvé, en mai 2016, le club du Président Sadran de la relégation «Je suis le responsable» a-t-il insisté au coup de sifflet final. Tout en restant combatif : «Je ne vais pas baisser les bras !»

Pour endiguer cette spirale négative, il faudra afficher un autre visage et faire preuve d'un autre état d'esprit pour éviter un nouveau revers samedi à Lille, auteur hier d'une belle performance à Lyon (2-1). Une défaite en terre nordiste pourrait faire plonger les Violets dans la zone rouge. Et dans la crise ?


Le chiffre : 2

Absents >De la feuille de match. Alors que Pascal Dupraz avait retenu 20 joueurs pour la réception de Nice, deux éléments étaient donc absents de la feuille de match : Ibrahim Sangaré et, plus surprenant, Yaya Sanogo. L'ancien joueur d'Arsenal, pourtant titulaire samedi dernier à Dijon (1-3), fait sûrement les frais de ses fades prestations…


Delort : le buteur malheureux

LAFONT (9/20).

Malgré un bel arrêt après une frappe puissante et cadrée de Balotelli (28), et une petite frayeur, certes, «rattrapée» lors d'une passe en retrait (53), le téféciste ne pourra pas empêcher le penalty niçois (1-1, 81e) et le 2e but du club sudiste (1-2, 90+1) qui plie le match.

AMIAN (8).

Le latéral droit n'avait pas trop mal commencé son match. Mais en seconde partie, il accroche Souquet (79) et l'arbitre n'hésite pas une seule seconde : le téféciste est expulsé…

DIOP (10).

Il a tenté de belles choses.

JULLIEN (10).

L'ancien Dijonnais, plus chanceux en défense – lorsqu'il contre une belle attaque niçoise (23) – qu'en attaque (59), a été efficace grâce à des interventions musclées et pertinentes.

MOUBANDJE (9).

L'international suisse s'est concentré avec une certaine efficacité. Remplacé par YAGO.

BLIN (10).

Le «gratteur» toulousain remplit son rôle. Contrairement à samedi dernier, il est efficace et présent dans la construction du jeu.

BODIGER (11).

RAS. Bon match. Remplacé par CAHUZAC, qui a apporté son expérience et tentera de marquer (73).

GRADEL (11).

L'ancien Stéphanois, malheureux le week-end dernier (penalty raté contre Dijon), s'est bien rattrapé. Rapide et efficace, il a fait la différence sur plusieurs actions, à l'image d'une déviation intelligente sur le côté droit pour Yago (69). Bien tenté…

DURMAZ (10).

Le retour (attendu) du Suédois a fait du bien. Mais sur penalty, (49), il rate une belle occasion, pour son équipe, de faire le break (49), et peut-être d'éviter le scénario catastrophique qui suivra… Remplacé par SYLLA.

JEAN (11).

L'ancien monégasque a fait un très bon match. Avec de belles actions au compteur, il a également multiplié les replis défensifs. À noter, une belle connexion avec son coéquipier Delort.

DELORT (12).

L'avant-centre des violets, brillant samedi dernier contre Dijon (3-1, 71e), a démontré une fois de plus que l'on pouvait compter sur lui en signant son 4e but de la saison dès la 2e minute (1-0).

 

Ils ont dit…

Pascal Dupraz (entraîneur du TFC) : «On s'est fait hara-kiri. Peut-être que dans notre camp nous avons des traîtres et le premier des traîtres c'est le coach. Le seul responsable de cet échec c'est le coach. Sa responsabilité c'est de fixer un cadre et depuis quelque temps ce cadre n'est pas respecté. Nice était au bord du précipice et nous n'avons pas su en profiter. On est frileux, on manque de caractère et de cran. Il faut mériter de rester en L1 et sur nos temps de passage on mérite tout juste d'y être. Il faut retrouver de l'allant et de l'enthousiasme pour sortir de cette situation délicate».

Lucien Favre (entraîneur de Nice) : «Cela fait du bien au moral de gagner à l'extérieur après avoir été mené et à dix contre onze. C'est magnifique. On prend un but assez rapidement. Il était plus qu'évitable. On a quand même essayé de jouer même si on ne s'est pas procuré beaucoup d'occasions. On a eu pas mal de possession. Ce qui était important après l'expulsion de Dante, c'est surtout de ne pas encaisser de deuxième but. Il fallait rester organisés sans se livrer avant de régler certaines choses à la mi-temps. C'est ce que nous avons réussi à faire.»

Les buts

3e : Blin, à la lutte avec Souquet, récupère le cuir sur l'aile gauche et adresse un centre au cordeau pour Delort. Aux 6 mètres, l'avant-centre toulousain devance Jallet et trompe le portier niçois. (1-0).

80e : Amian accroche Souquet dans la surface de réparation : penalty ! Balotelli, qui tape fort à droite de Lafont, égalise. (1-1).

90+1 : Côté gauche, Saint-Maximin adresse un ballon par-dessus la défense à Srarfi. Le Niçois, en extension, trompe Lafont de près (1-1).

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