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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Se redresser ou s'enfoncer, il n'y a pas trente-six alternatives… En fin d'après-midi, les Violets pourraient avoir pris une bonne bouffée d'air comme se retrouver pour la première fois de la saison relégables. C'est arithmétique : une victoire (ou un match nul) du SCO au Parc-OL fera basculer Toulouse dans le côté obscur du classement. Attention, Angers donc !

«Le rez-de-chaussée est un peu inondé, image à sa façon Pascal Dupraz. On a les pieds dans l'eau, si vous voulez. Mais on va écoper. Car on respire encore.» Vendredi midi, quelques heures avant son «pépin», l'entraîneur toulousain ne dramatisait pas pour autant. Se refusant à comparer la situation actuelle avec celle d'il y a un mois, au moment où son équipe, 18e à 2 points de la zone de relégation, s'apprêtait à recevoir le Stade Malherbe : «Je ne crois pas qu'on joue Caen, répond-il, on n'évolue pas non plus à domicile ; puis, vous le savez mieux que moi, un match ne ressemble jamais à un autre…» Pour ceux qui ne s'en rappelleraient pas, les coéquipiers de Diop avaient battu le SMC 2-0.


La forme, pas encore le fond

Au gré des 3 dernières productions de sa jeune troupe malgré 2 échecs (face à Lyon 1-2 avant la trêve et 2-4 à Rennes mercredi en quart de finale de la Coupe de la Ligue), le Savoyard a – contrairement à l'automne chagrin – plus de certitudes, de garanties quant au jeu prodigué. «Nous sommes plus consistants. ça ne devrait pas tarder à nous sourire.» La prestation sinon aboutie du moins réussie devant Nice pour l'entrée en piste en Coupe de France (1-0), illustre les propos de l'ex-mentor d'évian/TG. Sérieux derrière, ambitieux devant : on l'a déjà écrit dans nos colonnes. «Le but est de récupérer le ballon le plus vite et le plus haut possible, traduit Coach Dupraz, afin, ensuite, de l'utiliser à bon escient. Actuellement, poursuit-il, nous avons cette capacité à bien élaborer nos coups offensifs. Continuons parce que nous avons du matériel à cet effet ! »

Comprendre : des atouts en attaque. Jean avoue qu'il a recouvré son niveau, Gradel donne le tournis à chaque arrière-garde qu'il croise et Delort, à notre goût, n'a sûrement jamais été dans de meilleures dispositions. Ce n'est pas un hasard si l'alchimiste alpin n'est pas loin d'avoir trouvé son XI-type. «Je m'en rapproche» glisse-t-il. Les contenus le prouvent, ajoute-t-on. «Les revers essuyés le sont sur la plus petite des marges (au Roazhon-Park le 4e but ne compte pas), complète encore le tacticien. Sachons garder l'optimisme et tenter notre chance à fond.» L'adversaire (des Verts encore brisés) et le lieu (un Chaudron sans supporters les 10 premières minutes) en sont l'occasion. Foi de Dupraz : «D'ici peu, l'on ne se souviendra plus de cette période pénible où tous les vents sont contraires. Je viens d'énumérer la recette pour re-gagner, on doit forcer le destin.» Et le verrou stéphanois à nouveau fort de son capitaine, Loïc Perrin, lequel estime que «ça va se jouer au mental». «Ce sera avant tout un combat» ponctue l'entraîneur principal de l'ASSE Jean-Louis Gasset. Aux armes, Toulousains !

Jean : «Avec les tripes»

«Je reviens bien, j'ai de bonnes jambes.» L'ancien Monégasque Corentin Jean (22 ans, 1m70-65kg) n'a jamais gagné à «Sainté». Il espère une «grande première». Tac au tac.

Corentin, l'élimination en Bretagne doit être dure à digérer (2-4 au Stade Rennais), non ?

Bien sûr. La compétition nous tenait à cœur, on n'était pas loin du but. Ce qui est dommage, ce sont les 3 buts un peu gag qu'on prend (csc, coup franc malheureux et mauvais dégagement) – d'où, par définition, évitables. Après...

Oui…

Nous n'avons pas le temps de gamberger. Puisqu'en ce mois de janvier, on est amenés à jouer tous les 3 jours.

Sans remuer le couteau dans la plaie, derrière il y aurait eu le PSG au Stadium en demie…

C'est frustrant, ç'aurait été la fête. On est tous tristes.

Sinon, le jeu est mieux.

Offensivement on se trouve bien ; on a pu le voir face à Nice et à Rennes. Cela va crescendo. De bon augure.

De là à dire que le TFC est davantage une équipe de coupes…

Mais Saint-Étienne, ce sera notre 1er match de 2018 ! Donc, oui, on a envie de confirmer. Dans ce championnat de France, j'estime qu'on n'est pas à notre place. Remarquez, notre adversaire non plus… Bref, il va falloir se sortir les tripes.


«Je ne m'alarme pas»

Le fait de ne toujours pas avoir marqué cette saison, ça vous trotte dans la tête. Ou pas.

Si-si. Un peu. Or, je ne m'alarme pas et raisonne toujours collectif. En provoquant des penalties ou délivrant des passes décisives (NDLR : 2, 1 en L1 et 1 en CdL). J'essaye de ne pas trop y penser pour faire de bons matches. Une chose est certaine : je donne le maximum.

Au premier «round», l'opposition entre Toulouse et Saint-Étienne a été très fermée. Vous attendez-vous à la même physionomie ?

ça pourrait être similaire vu que chaque équipe a besoin de points. Com-me souvent, le club qui ouvrira le score aura de bonnes chances de l'emporter.

La clé, c'est sûrement de ne pas être inhibé par l'enjeu ?

Tout à fait. Il s'agit d'avoir l'esprit aéré, jouer décomplexés. Mettre de l'enthousiasme, tous ensemble.

Ruffier est toujours suspendu. C'est une bonne nouvelle…

(sourire) à condition que le goal remplaçant ne fasse pas le match de sa vie.

Un mot sur Geoffroy-Guichard.

Plus globalement, la ville et le club de Sainté vivent foot. Toujours plaisant d'évoluer là-bas. Même si tu ne t'entends pas forcément sur le terrain tellement les supporters crient…

Dupraz à l'hôpital, Debève sur le banc

«Je vais bien, gros coup de fatigue. Merci pour vos messages. De retour en début de semaine ! » Ou de la bonne utilité des réseaux sociaux : pas le temps de s'inquiéter pour le peuple violet…

Le tweet de Coach Dupraz, signé comme à son accoutumée PD, a été posté hier à 15h02, soit concomitamment avec le communiqué du club sur son site faisant état de la «sensation de malaise» dont avait été victime l'entraîneur «suite à un effort physique».

Son entourage a également été rassuré rapidement via le staff médical du Toulouse FC.


Vendredi soir, en jouant au badminton

Précisément, c'est pendant une partie de badminton, vendredi soir avec un ami, que Pascal Dupraz, 55 ans, ne s'est pas senti bien. Depuis, l'homme dont on sait les antécédents (infarctus en 2001, alerte cardiaque en 2015) a été admis en clinique pour subir les contrôles d'usage et examens complémentaires. Celui qui était aussi tombé en syncope quatre jours après son arrivée sur les bords de Garonne en remplacement de Dominique Arribagé, suivra ainsi le match, cet après-midi, depuis son lit. Avant de revenir aux affaires, comme il l'indique, pour la réception de Nantes mercredi – son adjoint Michaël Debève assurant l'intérim aujourd'hui à Geoffroy-Guichard.


Syncope à la signature

« Issa (Diop) se penche sur moi, je ne sais plus où j'habite…» Samedi 5 mars 2016, comme déjà relaté c'est à l'entraînement que l'ex-consultant de Canal+ se trouve mal. Il en tirera un bon mot. Quand il «réintègre» le groupe, il lance aux joueurs cette phrase qui va faire date : « Vous pensiez éliminer un autre entraîneur, ben c'est raté ! »

On connaît la suite : un bon nul 1-1 au Vélodrome plus tard puis 9 matches après, les Toulousains entrent cette fois de plain-pied dans l'Histoire de la Ligue 1 en devenant les premiers à combler un handicap de 10 points sur le 1er non-relégable à 10 journées de la fin. En clair : le Tef sa sauve miraculeusement. Rétrospectivement, Dupraz avoue : «Je suis convaincu que, le jour de ''ma rentrée des classes'', avec cette boutade devant les garçons, il s'est produit comme un déclic à l'intérieur du vestiaire.»

Le Chaudron pareil que le Vél' : en milieu d'après-midi, Mika Debève officiera à la place du Savoyard, à la tête de la formation haut-garonnaise. Il y a fort à parier que celui qui – rappelons-le – détient toujours le record de précocité d'un joueur au TFC (16 ans, 6 mois et 4 jours),

ne va pas arpenter autant la zone technique. N'empêche : si le contenu de la rencontre ainsi que son résultat peuvent être aussi salvateurs qu'à l'époque contre l'OM, les supporters de la Ville rose ne s'en plaindront pas.

En effet, avec la victoire pas forcément prévisible de Lille à Caen hier soir, leur équipe fétiche a glissé d'un rang et, ce matin, est barragiste…

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