Fil de navigation

Recherche

Pauline Brassart et Pa. Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Dominer n'est pas gagner, bien jouer ne suffit pas, le but reste de marquer. Depuis hier après-midi, les coéquipiers d'Issa Diop doivent tourner ces 3 phrases dans tous les sens. Normal, rayer la mention inutile relève de l'impossible. En ce début d'année 2018, les matches se suivent – c'est chouette – et se ressemblent –plus fâcheux. à Rennes, mercredi en Coupe, le Tef aurait pu se qualifier (2-4) ; dans le Forez, en ce dimanche printanier, il aurait dû l'emporter. Analyse thématique alors que se profile une semaine «sous pression», dixit Delort, avec 2 échéances en ligne de mire : Nantes mercredi au Stadium, Montpellier samedi en Hérault.


Pas un Moulin, un mur

Il l'avait vue venir, celle-là… Vendredi midi, devant la presse, Corentin Jean avait arboré un sourire un peu nerveux à l'évocation de l'absence pour suspension du dernier rempart des Verts, Stéphane Ruffier : «Oui, répondit l'attaquant de poche, c'est plutôt une bonne nouvelle – à condition que sa doublure ne sorte pas le match de sa vie…» On a compté les arrêts de Jessy Moulin, hier, il y en eut exactement 8 – dont 6 dans une première période de fuego pour le joueur qui, ça ne s'invente pas, fêtait ses 32 ans samedi ! Magnéto : claquette sur coup franc des 28m de Gradel (2), tir croisé du gauche au sol de Somalia repoussé du pied (20), plongeon au ras de son 1er poteau sur une tentative de Gradel (22), corps en opposition pour stopper une percée d'Amian à angle fermé (40), rush flanc droit de Gradel et frappe sous la barre boxée (41), les deux mains encore face à une tête de Diop à bout-portant suite à un corner (43). «Vu notre nombre d'opportunités pour ouvrir le score, ne peut que constater Michaël Debève, il faut parler de maladresse. Or nous sommes aussi tombés sur un super-goal.» Puis le coach d'un jour qui remplaçait au pied-levé, rappelons-le, Pascal Dupraz hospitalisé, gentiment dépité, d'ajouter : «Cela me rappelle trop il y a deux ans lorsqu'à 3 journées de la fin, tandis qu'on luttait pour sauver notre peau, Ruffier fut déjà infranchissable (0-0).» Et l'intéressé dans tout ça ? «Je ne suis pas un héros», déclarera-t-il après-coup devant caméras, micros et stylos presque gêné d'entrer de plain-pied dans la lumière, lui le portier d'ordinaire de l'ombre que lui confère son rôle de N°2.


Deux tournantes, une défaite

«Un vestiaire est toujours touché quand il perd, reprend Debève. D'autant plus dans de telles circonstances : l'investissement des garçons aura été irréprochable mais la roue ne veut décidément pas tourner dans le bon sens.» En attestent les deux «premiers» buts : celui marqué sur penalty par Sainté, celui encaissé par ces mêmes Stéphanois et annulé dans la foulée. «Le péno juste avant de rentrer à la pause, nous fait très mal.» Un tir cadré, une réalisation : pas mieux en terme de froid réalisme côté vert pour boucler la première mi-temps (1-0 sp, 45e). Cependant que le coup de tête gagnant de Jullien sur coup franc déposé par Jean sera – justement – refusé pour un hors-jeu de… 50cm (85e). Une vraie-fausse égalisation précédent dans la minute suivante le but du break des locaux (2-0, 86e). «L'important, explique l'entraîneur de l'ASSE Jean-Louis Gasset, était de ne pas se faire attraper sur coups de pied arrêtés. Les consignes ont été respectées.» Après avoir été salué les deux kops, Max-Alain Gradel qui régala les travées du Chaudron entre 2011 et 2015, résuma la pensée générale. Elle tient en un mot : «Frustration.»


Avant-dernier, une première

Comme il ne pleut que sur les mouillés, le succès inattendu de Lille à Caen samedi (1-0) couplé au nul (idem) d'Angers à Lyon hier (1-1) dans la continuité d'ASSE-TFC, fait perdre 2 rangs à Toulouse et, surtout, glisser les Violets dans le rouge. Ce matin, ils sont relégables. Une place de 19e – certes au goal-average –que la troupe à Dupraz n'avait pas encore occupée cette saison. «La situation ne peut être pire, conclut Gradel, alors lâchons-nous ! »

Rendez-vous dans deux jours.

Gradel, généreux mais pas récompensé…

LAFONT (9/20).

Très peu sollicité en début de première période – en tout cas, beaucoup moins que son adversaire stéphanois, Jessy Moulin – le portier téféciste est mis à contribution juste avant la pause : sur le penalty de Robert Beric, l'international Espoirs prend le mauvais virage et part à l'opposé du tir du Slovène (1-0, 45e). Il empêche plusieurs fois l'ASSE de faire le break (66,78) jusqu'au but d'El Hadji Assane Diousse (2-0, 86e)…

AMIAN (10).

Costaud et appliqué à son poste, il se montre volontaire en attaque. Le latéral droit réalise un grand pont sur Lacroix et tente un tir cadré. C'est (encore) repoussé par le portier forézien (38).

DIOP (10).

Ses retours décisifs pour contrer l'attaque adverse ne sont pas à négliger. Toujours bien placé, il réalise un superbe tacle glissé dans sa surface de réparation sur Jonathan Bamba (33). Offensivement, il tente une tête plein axe mais Moulin sort un bel arrêt réflexe sur sa ligne (43). Bien tenté.

JULLIEN (10).

Parfois surpris par quelques actions des Verts (66), dans l'ensemble, le défenseur central s'est montré solide. À la 85e, il peut remonter le score : Jean vient le chercher entre les 6 mètres et le point de penalty. Il remporte son duel face à Lacroix et marque de la tête. Mais le but est refusé pour hors-jeu.

SYLLA (10).

à l'image de ses coéquipiers, il laisse peu d'espace à ses adversaires. Solide et appliqué dans ses duels, il fera barrage plusieurs fois.

SANGARE (11).

Pour sa 3e titularisation en Ligue 1, l'Ivoirien a été préféré à Jean pour cette rencontre. Aucun regret. Son impact physique lui permet d'être sur tous les fronts. Très investi dans son couloir droit, il n'hésite pas à revenir apporter du soutien en défense, notamment à Amian (27). Belle image.

BLIN (10).

Le Manceau se montre une nouvelle fois précieux dans l'entrejeu toulousain. Plus efficace en seconde période, il colmate quelques brèches.

IMBULA (10).

Il fait apprécier sa puissance de jeu et sa capacité à se «dépatouiller» de la défense opposée. Mais il connaît encore du déchet dans ses transmissions et ses tirs. Remplacé par SANOGO.

SOMALIA (11).

Il tente un tir (cadré) après une passe de Delort, qui sera repoussé en corner (20). Après la pause, il remet le couvert : dans la surface, il résiste à Ole Kristian Selnaes et choisit une frappe croisée du droit (52). L'action aurait pu changer la donne. En vain… Remplacé par le Suédois DURMAZ.

DELORT (10).

Il montre une belle volonté dans la négociation du ballon. Il se démène et multiplie les actions. Imprévisible et virulent (peut-être un peu trop ?), il commet une faute sur Jonathan Bamba et la conteste (45) : penalty. Pour lui ce sera un carton jaune, et pour les Verts, l'occasion de dominer juste avant la pause (1-0 sp, 45e). Remplacé par JEAN.

GRADEL (12).

L'ancien Stéphanois, de retour au Chaudron, réalise sans doute son meilleur match devant ses anciens coéquipiers. Fidèle à lui-même, il prend très vite ses responsabilités et donne de la puissance dans le jeu des Violets. Dès les premières minutes, il obtient et tire d'une belle frappe enroulée, un coup-franc dangereux, qui aurait pu être fatale et décisive (2). Battant, il tentera d'autres tirs surpuissants (22, 41).

Alexis Blin : «Et pourtant on a été bons ! »

Laissé sur le banc en Coupe de la Ligue, Alexis Blin était de retour dans le XI de départ. En base d'un trident avec Sangaré à sa droite et Imbula axe gauche – «je m'entends très bien avec Ibra et Gian du fait aussi qu'on a des profils différents donc complémentaires» –, le gratteur comme l'appelle Pascal Dupraz, a gagné 20 ballons. Personne n'a fait mieux dans les deux camps confondus. Interview.

Alexis, un premier sentiment à chaud après cette déconvenue ?

Nous sommes très-très déçus, c'est le moins qu'on puisse dire. Je pense que dans le jeu, l'impact, l'agressivité, c'est tout simplement une de nos meilleures prestations cette saison. On a été bons. En terme de cohérence, c'était pas mal. Vraiment. Malheureusement, dans le football, il faut être tueurs. être réalistes dans les deux surfaces. C'est aujourd'hui ce qui nous a fait défaut, on ne doit pas chercher plus loin.

Battus ET abattus ?

Non-non. Il s'agit de s'appuyer sur le contenu pour enchaîner et relever la tête.

En clair : comme au Stade Rennais en milieu de semaine, la forme est toujours là, le fond pas encore. C'est embêtant…

Surtout, cela signifie qu'il nous manque quelque chose afin de pouvoir remporter cette rencontre. J'insiste : c'est vraiment dommage, car la production très aboutie de la part de l'ensemble de l'équipe méritait d'être récompensée.

Vous avez en effet étouffé Saint-étienne dès l'entame !

Les Verts n'ont pas trop existé en première. Puis on prend ce coup de pied de réparation alors qu'on domine. On a plein d'occases et leur goal fait beaucoup d'arrêts. Voilà. Cela fait mal au crâne.

Moralité, justement ?

C'est le jeu qui veut ça. On va faire face – comme on en a l'habitude.

En plus, les résultats des autres mal-classés ne vous sont pas favorables. Cela ajoute au marasme ambiant, si on ose…

On ne doit pas se préoccuper des autres. Sinon c'est le meilleur moyen de se prendre la tête. Et ce serait négatif pour le groupe. Le maintien se joue chaque année à un nombre de points précis, 40-42. Pour le moment, on est loin de ce compte. Gagnons d'abord nos matches pour s'en rapprocher. L'idée est de se concentrer sur nous. Puis, quitte à me répéter : notamment dans l'entrejeu on parvient à se trouver et effectuer des séquences, je juge, de qualité. On va retenir ça.

Sans Pascal Dupraz, c'était un peu particulier, on suppose.

Oui. Mais on est de grands garçons, on était réceptifs au discours de l'entraîneur-adjoint, Mika (Debève), qui a relayé les consignes du coach.

Résultats 2017 / 2018

Calendrier

Classement Ligue 1 saison 2017 / 2018

Classement

Sources et partenaires du site

Partenaires

Effectif professionnel saison 2017 / 2018

Effectif

Transferts saison 2017 / 2018

Transferts

Statistiques championnat

Statistiques