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Cyrille Pomero et Géraldine Jammet pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Tous les fans de Brel ont voulu voir Vesoul, ceux de foot veulent voir Neymar. Eh bien, samedi, à Toulouse, les veinards présents en tribunes seront servis. La star brésilienne, dont le 26e anniversaire a enflammé la toile en début de semaine, sera bel et bien titulaire au Stadium. Le doute n’a pas duré très longtemps.

Il a été un moment permis à cause de la proximité des 8e de finale aller de Ligue des champions, mercredi prochain, à Madrid face au Real. Sauf que Neymar, encore des confettis dans la tignasse, a été préservé mardi à Sochaux en Coupe de France. Par souci de rythme, il est inimaginable de le voir couper dix jours avant de défier les protégés de Zidane.


Match à Madrid 4 jours après

Pour Paris, le rendez-vous de Toulouse est forcément particulier. Pour Neymar, il est sans doute encore moins simple à gérer. Quatre jours plus tard, l’ancien Barcelonais sera très attendu par les Merengue, surtout depuis que la presse ibérique l’envoie dans la Maison blanche dès l’été 2018.

Comment négocier le match d’avant ? Jouer à fond sans arrière-pensée ? Penser au choc de Bernabeu et lever le pied ? Le dilemme est éternel. Le meilleur moyen de se retrouver avec un pépin est sans doute de se livrer avec retenue, selon bien des coaches. Pourtant, inconsciemment ou non, la projection sur une autre échéance a souvent un impact sur la performance. Cette saison, pour Neymar, il y a eu quatre précédents. Ils sont plutôt porteurs d’espoir pour Toulouse.


Ils sont plusieurs en lui

À Metz, où le PSG a longtemps galéré (1-1, 58e) avant de profiter de l’expulsion sévère d’Assou-Ekoto pour se détacher (1-5), le Brésilien avait marqué et distillé une passe décisive. Un départ en fanfare avant le néant. Neymar avait ainsi été aligné à Dijon où Meunier avait signé un doublé salvateur en fin de partie (1-2), lors du succès à domicile contre Nantes (4-1) et à Strasbourg, lors du premier revers du PSG en championnat (2-1). Trois matches sans alimenter ses statistiques personnelles. Une discrétion bien rare.

À noter que Neymar avait été préservé à Montpellier (0-0) avant le match contre le Bayern puis lors de la réception de Nice (3-0), précédant celle d’Anderlecht. Il a donc disputé 4 rencontres sur 6 pour un bilan famélique (1 but, 1 passe) vu son rendement global (18 buts, 11 passes en 17 titularisations). Des chiffres éloquents sur la manière dont il s’économise avant les rendez-vous majeurs. Une garantie pour samedi ? Pas si sûr.


Quel Neymar face au TFC ?

Difficile en effet de prévoir quel Neymar fera face à Toulouse. Plutôt quels Neymar. D’évidence, ils sont plusieurs en lui. Tour à tour génial, altruiste, provocateur, éblouissant, truqueur, imprenable, dur au mal, artiste, le Brésilien offre chaque semaine différentes facettes, parfois au cœur d’un même match.

C’était le cas lors du duel aller pour son baptême au Parc des Princes (6-2). Un score très flatteur pour le PSG, qui ne menait que 2-1 et évoluait à 10 (expulsion de Verratti) avant que le Brésilien ne simule une faute de Lafont pour provoquer le penalty du break, transformé par Cavani (75e).

Derrière ? Un récital. Après avoir ouvert le score, Neymar l’avait bouclé d’un slalom géant. Jullien s’en souvient encore. Jean n’a sans doute pas oublié le sombrero que la star lui avait infligé dans les arrêts de jeu. Inutile pour certains, magique pour d’autres. Neymar ne laisse personne indifférent. Voilà pourquoi le stade sera à guichets fermés.

Rétro : le soir où le TFC a surpris le PSG

Samedi, à 17 heures, c'est le match de l'année au Stadium. Avant d'affronter le Real, en Ligue des champions, le PSG aura à cœur de briller sur la pelouse du TFC. Pourtant, comme la saison dernière, les Violets pourraient ne pas s'en laisser conter.

Tout est possible. C'est la 47e minute, le 23 septembre 2016, lorsqu'Aurier écope d'un second carton jaune au Stadium. Dans un éclair de lucidité et d'audace, Yann Bodiger plante le penalty qui décrispe le tableau d'affichage. Et décomplexe le TFC : 1-0.

Si la première mi-temps est poussive et compliquée, les hommes en violet saisissent ensuite leur chance. Celle de l'infériorité numérique qui rime avec un capital confiance retrouvé. «J'avoue que j'ai serré les fesses toute la première mi-temps. Mais ensuite, je crois que mes joueurs ont montré qu'ils n'avaient pas les pieds octogonaux», glisse alors Pascal Dupraz, déjà adepte des «punchlines» collectors.

D'autant que face aux cadors parisiens, les locaux alignent une équipe qui avait déjà alerté les commentateurs par son jeunisme : à peine 21 ans de moyenne d'âge. Pourtant, les «d'jeunes» ont fait le job.


La preuve par trois

À l'instar d'Alban Lafont qui s'était illustré en 2015, face à Nice, comme étant le plus jeune gardien titularisé en élite, à seulement 16 ans, 10 mois et 5 jours. Par trois fois, le jeune Toulousain repousse les assauts parisiens en n'hésitant pas à défier Cavani, limite au corps à corps, en première période.

Alors est-ce le superbe et salvateur début de seconde mi-temps qui a galvanisé les Toulousains ? Les deux victoires consécutives emmagasinées juste avant cette réception du PSG pour le compte de la 7e journée ? Ou la soirée de la veille au cours de laquelle les «Dupraz Boys» ont savouré un repas indien diététique ? Et le coach l'a martelé : il a déjà battu Paris lorsqu'il entraînait Evian alors pourquoi ne pas réitérer avec le TFC ?

Toujours est-il que ce 23 septembre, les Toulousains ont réussi à survoler les débats, livrant même quelques séquences de passes à 10 laissant pantois les amateurs de la bande à Thiago Silva. En revanche, leur récente opposition dans la capitale, en août dernier, avait laissé quelques stigmates : 2-6 avec un doublé de Neymar. Alors samedi, face au cador du championnat culminant à la pole position, la nostalgie ne suffira pas.


Toulouse FC 2 - Paris SG 0

Le 23 septembre 2016.

MT : 0-0. Stadium municipal, 28.682 spectateurs.

Arbitrage de M. Franck SHNEIDER, assisté de MM. Henninot et Zitouni/

Temps additionnel : 4'(1+3).

Pour le TFC : Bodiger (47sp), Durmaz (79).

TOULOUSE FOOTBALL-CLUB : Al. Lafont – Yago (cap.), Is. Diop, Jullien, Moubandjé – Al. Blin, Bodiger (Pi, 82) – Cl. Michelin, Toivonen (J. Durmaz, 64), Is. Sylla – Edouard (Trejo, 57)./Entraîneur : Pascal DUPRAZ.

Avertissements : Toivonen (39, main gauche dans le visage de Di Maria), Yago (44, tacle trop engagé sur Krychowiak), Durmaz (80, bras dans la gorge de Krychowiak).

PARIS SAINT-GERMAIN : Areola – Aurier, Marquinhos, Thiago Silva (cap.), Maxwell – Rabiot (Augustin, 78), Krychowiak, Matuidi (Thiago Motta, 70) – Lucas Moura (Pastore, 58), Cavani, Di Maria/Entraîneur : Unai EMERY (ESP).

Avertissements : Aurier (24, contact en l'air avec le poing droit sur l'épaule gauche de Lafont ; 46, accrochage sur Toivonen dans les 16,50 m), Matuidi (48, contestation sur le penalty), Thiago Motta (75, coude dans la figure de Trejo) ;
Exclusion : Aurier (46, 2e avertissement).

 

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