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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Une choucroute avec moutarde et saucisse de Toulouse. C'est le plat du roi, la recette gagnante quand on reçoit l'ogre parisien d'après le nouvel entraîneur des Violets. «Strasbourg avait montré de belles choses (succès 2-1, 16eJ) ; Dijon également, une grande partie du match (défaite 1-2 à la 90+2, 9eJ). Ou nous au match aller pendant une bonne heure (revers 2-6, 2-3 à la 78e/ 3eJ)…»

 

On ajoutera quelques bugnes à la short-list, donc Lyon, qui a terrassé le Paris-SG en dernier : 2-1 le 21 janvier dans son Parc-OL. Ce qui porte à 2 le nombre de défaites franciliennes depuis l'ouverture du bal début août sur le territoire national (3 si on compte la C1 et le retour sans véritable enjeu à Munich contre le Bayern / 1-3 le 5 décembre). «Sur un match, reprend Michaël Debève, il y a des équipes qui ont été capables de rivaliser avec la formation numéro un en France et une des meilleures d'Europe.»

Voilà pour la théorie. La pratique, entendu, est une autre paire de manches (lire ci-dessous). Et dépendra autant des Toulousains que des Parisiens. Dans quelles dispositions seront ces derniers à 4 jours du match le plus important de leur saison ? C'est la question du jour.

«Je ne pense pas que cela puis-se nous aider, poursuit Debève. Les joueurs sont tellement professionnels de nos jours… Et ce PSG est devenu une équipe galactique – j'estime que le terme n'est pas usurpé. Avant et après, finalement, ce n'est pas mon problème. Ce qui m'importe, au contraire, est d'avoir une équipe compétitive au coup d'envoi. Là, il n'y a plus de respect à avoir que ce soit Paris, Marseille ou Monaco.»


Ne pas les laisser jouer

De là à intimider dans le tunnel de l'île du Ramier… «Cette époque est révolue, sourit l'ancien adjoint, il y aujourd'hui beaucoup de respect entre nous. J'ai pu l'observer les saisons précédentes et, surtout, à l'aller. Maintenant, le match est une autre chose. C'est peut-être le meil-leur qui gagnera. Mais il ne faudra pas les regarder, pas être spectateurs pendant les actions, ça c'est sûr. On ne doit pas jouer la partie avant.» L'exemple de l'an passé est forcément à ressortir de l'armoire aux trophées. «Il y a toujours des enseignements à tirer d'un succès sur le PSG (2-0), reconnaît sans détour ''MD'', même si l'équipe de la Capitale s'est depuis bien renforcée et est encore plus performante. Redoutable d'efficacité, même, depuis la reprise et de surcroît à l'extérieur ! »


Opération «quadriller»

D'où, mission impossible ? «ça reste un match de foot, riposte le technicien téféciste. Par définition, tout est envisageable. Ce qui est certain, c'est que face à un XI qui affiche autant de possession, tu es obligé de tenter de l'empêcher de jouer. C'est une des clés.» De sol, ose-t-on. Car l'occupation rationnelle du terrain, dans l'idée de ce qu'a proposé le TFC sur le pré de l'Allianz Riviera, sera primordiale.

En hiver, c'est couru, il faut éviter les courants d'air…


Lafont, le héros mot à mot

Quatre parades à couper le soufle. En ce 23 septembre, le jeunot a littéralement écœuré Edinson Cavani. L'avant-centre uruguayen sera au repos cet après-midi, pas Alban Lafont qui ne devrait pas être au chômage dans son but…

Événement. «C'est forcément un gros match avec de belles individualités. Mais on a besoin de points… On garde évidemment un mauvais souvenir de la première manche où l'on n'avait pas su bien défendre.»

Saison dernière. «Un très bon moment qu'on espère voir se reproduire, naturellement. était-ce mon meilleur match ? Je dirais qu'il en fait partie. Le meilleur, je ne sais pas. Si on apprend d'une telle rencontre… oui. À chaque fois, j'ai envie de dire qu'on emmagasine pas mal de choses. Y compris dans les défaites.»

Armada. «On connaît leur arsenal offensif, ils ont de très bons joueurs. Avec de l'expérience. Lesquels savent gérer les temps forts comme les temps faibles. C'est surtout ça qui m'avait marqué lorsqu'on a été joué au Parc pour la Première de Neymar.»

Nouveau coach. «On s'est tous sentis fautifs… Mika est dans la continuité de Pascal. On est de grands garçons et on s'est rendus compte que ce qu'on faisait avant n'était pas forcément productif.»

Chances. «On a enclenché une dynamique, il faudra rester compacts. Puis se projeter dès qu'on en aura l'occasion. Le fait qu'il y ait Madrid mercredi prochain, ne change rien à l'affaire : les Parisiens vont jouer à fond contre nous ! »

Ambiance(s). «Le climat a toujours été relâché, il y a un bon groupe ; on s'entend bien. Le Stadium sera plein, on a besoin d'être soutenus.»


Plan anti-Neymar et poker menteur

On ne sait pas, on l'espère fortement, si les travées du Stadium vont se retrouver emportées par les Violets tout à l'heure. En attendant, il a déjà été beaucoup question de transport ces derniers jours en bords de Garonne – pas seulement dans un souci d'éviter les difficultés d'accès. Mais, aussi, d'un point de vue stratégique…

«Il y a souvent le bus, rigole Mika Debève ; j'ai vu le double-bus également, le bus à impériale. On utilise beaucoup de mots com-me ça…» Afin de remédier aux maux d'une attaque francilienne de fuego, on le sait : 75 buts marqués ! Donc l'équipe adverse dresse généralement les barricades ou les barbelés, c'est la même chose.

Quid du Toulouse FC ?

Tandis que l'exercice passé, épreuve réussie avec brio (victoire 2-0), les Pitchouns toulousains avaient maîtrisé la «bête» parisienne 2-0, quel plan de jeu envisage le nouveau technicien Michaël Debève ?

Au sortir du coup de maître à Nice ou, en d'autres termes, du casse à l'Allianz Riviera (succès pas volé loin de là, cependant les chiffres sont d'une réalité implacables : 1 tir cadré, 1 but – celui qui vaut 3 points), le coach nous avouait «être en réflexion».

Jeudi midi, lors du traditionnel point-presse, il nous a réitéré peu ou prou la même hésitation. «Je me réserve le droit de modifier mes batteries jusqu'au dernier moment. Maintenant, on ne va pas tout changer non plus. On a trouvé des repères dans notre 4-3-3. Il ne devrait pas y avoir de grosse évolution.»

Par contre, une spéciale sur Neymar Junior, si. «Parce qu'on n'a pas prévu de célébrer (dimanche dernier, ndlr) ses 26 ans. Il l'a fait lui-même puis, chez nous, Kelvin Amian a eu 20 ans ce jeudi…»


Comme le lait sur le feu

Un central aujourd'hui qui pourrait, devrait, croiser la route semée d'embûches du sensationnel soliste brésilien. Mais pas que. «Il y aura bien sûr des choses mises en pla-ce pour essayer de contrer ce footballeur ex-ceptionnel, capable de faire des différences aussi bien individuellement que collectivement. Nous sommes obligés. Il y a toujours un plan contre les grands joueurs. On devra le surveiller beaucoup plus que les autres. Il y a tellement de possibilités à Paris, en finit le tacticien des Violets, qu'on ne pourra pas mettre un dispositif sur chacun.»

De son côté, Unai Emery assure «n'avoir que le match de Toulouse en tête». On n'est pas obligé de le croire…


Mais le Tef a Gradel !

élément toulousain le plus décisif avec 6 buts en Championnat, Max-Alain Gradel aura à cœur de se montrer. Et de briller. «Oui, dit Debève, il est notre atout numéro un, capable de nous faire gagner un match comme il a pu le faire à Nice.

Offensivement, il est à même de porter l'équipe à lui tout seul. Bref, c'est un joueur, un attaquant, qu'on aime voir et avoir dans une équipe.»

 

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