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Patrick Desprez, Géraldine Jammet, X.T. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Des étoiles dans les yeux, le couteau sous la gorge. «Lorsqu'on reçoit un ''gros'' il y a toujours une surmotivation de la part des joueurs et du staff comme de l'ensemble du club ainsi que des supporters. Mais on a obligation de capitaliser.» Vendredi midi, Michaël Debève a bien cerné l'enjeu de ce 41e TFC-OM en élite au Stadium municipal : un match de gala qu'il faut remporter.

 


En eaux troubles depuis trois mois et demi

Autrement formulé : flirtant avec la zone rouge depuis fin novembre (14eJ) et un revers à Dijon (1-3) les «installant» à 2 points du barragiste, les Violets ont le choix en soirée de ne pas perdre. Mieux, gagner. «Il y a la possibilité de faire un résultat face à cette formation, renchérit l'entraîneur haut-garonnais, qui sera diminuée sur le plan athlétique… cependant n'en demeurera pas moins compétitive.» Un dilemne qui s'appuie sur des chiffres. Depuis la reprise, l'Olympique de Marseille a disputé la bagatelle de 16 matches toutes compétitions confondues entre L1, Coupe de France et Ligue Europe. Résultat des courses et des comptes : 10 victoires, 3 nuls, 3 défaites. Un bilan qui force le respect. Entraîne la fatigue, aussi. «La fraîcheur est un paramètre qu'on a inclus dans la préparation, dévoile Debève. Avec la répétition des rencontres, certains joueurs auront peut-être un peu moins de jambes. En particulier au coup d'envoi. à nous d'en tirer profit en mettant beaucoup de rythme d'entrée.»

L'entame est souvent le meilleur morceau dit-on, le début donne faim… à condition de savoir y mettre les ingrédients, contrairement aux deux dernières parties du Tef dont les premières demi-heures avaient plutôt tout du pétard mouillé. On résume : 0-1 dès la 8e devant l'AS Monaco, 0-1 à la 32e à Metz samedi. Tandis que le début de match troyen fut d'un autre tonneau : 1-0, 11e (J23). à méditer.

Comme le jeu olympien, disséqué par le nouveau numéro un de Toulouse : «Marseille est u-ne équipe qui se livre énormément car elle va vite vers l'avant, en proposant du jeu et engageant du monde notamment dans les couloirs. le tout avec la qualité de finition qu'on lui connaît.»


Appel du pied et des mains au peuple violet

«Après, reprend ''MD'', il ne faut pas avoir peur. Au contraire : sachons profiter des replacements du bloc… Et, avant tout, appuyons-nous sur ce que l'on sait bien faire. On a été capables, j'y reviens, de belles choses face au PSG et l'ASM : à chaque fois qu'on a pu mettre de la vitesse… Toutes les formations sont friables, et l'OM a quelques points faibles.»

L'eau à la bouche, en somme, sur les bords de Garonne. Qui ne pourra chavirer de bonheur qu'avec le soutien inconditionnel des travées du Stadium. «Que les supporters s'habillent en violet et fassent un maximum de bruit, histoire d'effacer les fans marseillais. Mais, conclut Mika Debève, ça passera par ce que l'on va proposer.»

Décor planté, casting arrêté : Téfécé, y'a plus qu'à enfiler tes habits de lumière !

 

Imbula : «Il y a eu un petit électrochoc»

Débarrassé de sa gêne aux ischio-jambiers, derrière la jambe gauche, le milieu relayeur prêté par les Anglais de Stoke City, Giannelli Imbula, 25 ans, 1m86-77kg, est fin prêt pour affronter son ancienne équipe.

Giannelli, forcément, il s'agit d'un match spécial pour vous…

Bien entendu. L'OM est le club qui m'a révélé en L1 et un peu en Europe. Puis pour nous qui sommes dans une situation difficile, le rendez-vous est d'importance : nous nous devons d'empocher la victoire.

Un souvenir en particulier de Marseille ?

Ce qui me vient de suite à l'esprit, est mon but face à Saint-étienne au Vélodrome. Mon tout premier en Ligue 1 (24/09/2013, succès 2-1) : un plat du pied sur centre en retrait.

Votre seule réalisation de la saison, à Montpellier, n'est pas mal non plus (frappe exter gauche des 35m, lunette droite : revers 1-2)…

(sourire) Même si ce n'est pas la même action.

Avec le nouveau coach, ça se passe bien, non ?

Il nous a apporté beaucoup de dynamisme. C'est différent de ce que faisait Pascal (Dupraz) sans pour autant critiquer. Il y a eu un petit électrochoc – tel est mon avis – qui a changé le groupe.

L'un des choix forts de Michaël Debève a été de titulariser Sanogo. Vous avez évolué ensemble en Espoirs, on sent une connection.

Exact. On se connaît depuis. Et en dehors du terrain on est aussi amis. Je pense que ça joue pas mal sur les automatismes.

Le 4-3-3 a l'air de mieux vous convenir ?

Je suis plus à l'aise parce que je peux me projeter. ça me libère davantage pour m'exprimer.

Surtout qu'il y a derrière l'assurance Cahuzac !

En effet, je ne suis pas un grand défenseur. Avec Ibra(him Sangaré) qui a un gros volume, je crois qu'on est assez complémentaires.

En signant ici, votre but était de retrouver du temps de jeu. Mission accomplie ?

C'est sûr. Je remercie d'ailleurs le club qui m'a fait confiance. Je suis arrivé en manque de tout, je dirais, et on m'a toujours aligné. Cela m'a touché. Vraiment.

Parce que vous marchez à l'affect ?

Pas tant que ça : c'est juste que je suis persuadé qu'ailleurs cela ne se serait pas passé de la sorte. J'ai été l'auteur de matches très moyens et j'ai été reconduit à chaque fois.

Vous avez une marge de progression.

Je me sens beaucoup mieux ; depuis 2018, je retrouve mon intégrité physique au niveau des efforts. De mes sensations techniques. Les mois à venir vont me permettre d'évoluer plus et mieux encore.

Vos stats (1 but, 0 passe) sont maigres…

L'efficacité est un de mes points à travailler. Puisque, sans verser dans l'individualisme, j'arrive à me créer une à deux situations par rencontre.

Collectivement, vous avez aussi redressé la barre ?

On ne perd pas, c'est positif ; on n'arrive pas à gagner (3 nuls consécutifs), ça ne fait pas avancer.


Alain Casanova: «Le TFC a toutes les qualités pour sortir un grand match»

Il assure vouloir «rester en retrait». Pourtant, après vingt-trois ans passés au TFC, l'ancien gardien recèle de trop de science pour la garder pour lui. Alain Casanova, 56 ans, c'est d'abord une vision du jeu, un technicien qui n'envisage que la stratégie dans le prisme collectif. Et c'est surtout un homme loyal qui n'a pas manqué de rappeler toute «l'affection» qu'il porte encore au club toulousain.

Votre avis sur la saison toulousaine ?

Je ne regarde pas les matches !

Pourquoi ?

Pour ne pas avoir d'avis, tout simplement. Justement pour ne pas pouvoir répondre quand on me le demande sur le jeu, les joueurs (là, on se dit que ça peut être long…).

Pas envie de vous «mouiller» ?

Je préfère rester en retrait car c'est un club qui m'est cher : je porte trop tous ces gens dans mon cœur.

Les Violets relégués, c'est possible ?

Ils ont largement les moyens de s'en sortir dans un championnat qui comporte 10 équipes luttant pour le maintien. L'idée, c'est de pouvoir se donner un peu d'air à la moindre occasion en allant gagner des matches improbables. Je pense à Guingamp ou Montpellier. Si Metz est en grande difficulté, personne ne peut certifier aujourd'hui qui seront les 18e et 19e. Il faut être fort mentalement pour impulser une bonne dynamique.

Et si l'OM a l'avantage, il livre aussi des prestations en dents de scie…

Rien n'est jamais acquis d'avance ! Sauf Paris - et encore ! - toutes les rencontres sont jouables. Un jour, l'adversaire peut être moins bien. Marseille a déployé une grosse débauche d'énergie face à l'Athlético Bilbao (3-1) à trois jours de son déplacement au TFC. Donc l'avantage physique penche côté toulousain. Je reste persuadé que Toulouse a les moyens de sortir un gros match.

Comment faire la différence ?

Ce ne sont pas des individualités qui mettront en difficulté Marseille mais bien le collectif. C'est uniquement en étant ensemble - les joueurs, le staff, le banc - qu'on peut être solides sur les plans tactique, physique et mental.

Un petit «prono» en passant ?

Tout le monde sait que les entraîneurs sont de très mauvais pronostiqueurs ! Mais le TFC peut l'emporter. On est à la sortie de l'hiver, le rythme des rencontres est effréné pour certains. À l'OM, Gustavo n'est plus le même depuis un certain temps. Et c'est normal : il a fait un grand début de saison, il a besoin de souffler. Et le TFC est bien préparé.

Souvent bête noire sous votre mandat, quel souvenir gardez-vous des TFC-OM ?

La demi-finale de la Coupe de la Ligue, en 2009-2010. On mène 1-0 à la 87e minute au Stadium (but de Gignac, 59e). On avait la finale, le Stade de France à portée de mains… Mais là, Ben Arfa marque le but de l'égalisation et Marseille l'emporte dans les prolongations. Pas le meilleur de mes souvenirs…

Beaucoup de jeunes talents toulousains ont éclaté sous votre mandat. Êtes-vous fier ?

Je suis surtout fier du travail global réalisé par le TFC. C'est un club qui a toujours bien travaillé pour les former. Ils ont eu la possibilité de jouer, de s'exprimer et cette confiance, ça a toujours été la philosophie du club et de son président. J'éprouve beaucoup de joie et de bonheur à suivre des Ben Yedder, Capoue ou Sissoko. Je suis très heureux pour eux car ils font ce dont ils ont toujours eu envie.

Un «chouchou» cette année ?

Pas spécialement : je connais Bodiger et Diop depuis longtemps. Lafont est arrivé peu avant que je parte et je suis Blin aussi. J'aime bien voir ce qu'ils deviennent et ce qu'ils font. Ce sont des bons «pros» et même quand ils partent faire carrière ailleurs, le club peut être fier.

Malgré votre licenciement, on vous sent lié aux tripes avec le TFC…

Mais quand on vous a très bien considéré et respecté, que vous avez travaillé avec des gens avec lesquels vous avez des relations d'amitié sur fond de passion, on ne peut pas l'oublier ! Je les porte dans mon cœur à vie ! Mais quand il n'y a pas la manière… Je n'ai pas la même affection pour mon dernier club.

Lens, ça reste douloureux ?

Oui, on peut dire que c'est un souvenir amer. Mais aujourd'hui, je souhaite continuer et trouver un club qui me donne la possibilité de faire ce dont j'ai envie, ce qui correspond à ma mentalité. J'entends par là, un projet systémique qui mêle à la fois la formation, le management, une philosophie de jeu.

 

Elmander for ever

Lyon 13 janvier pour démarrer la saga, Marseille 24 février au beau milieu, Bordeaux 26 mai en guise de parade finale. Trois dates de 2007, trois victoires éclatantes, trois fêtes au Stadium avec un dénominateur commun. Elmander, Johan. Débarqué en bord de Garonne dans le quasi-anonymat six mois plus tôt, le grand Suédois éclaboussera de sa classe la deuxième partie de cette saison magique qui, est-il utile de rappeler, va emmener la joyeuse troupe du duo Sadran/Baup en Ligue des champions ! Oh, on entend les grincheux d'ici : ce n'était que le tour préliminaire et les Toulousains de se casser les dents et les crampons sur les Reds de Liverpool. Pas de quoi rougir pour les Violets, au demeurant…

Revenons à nos moutons, plus exactement à notre Viking.

Face aux Gones (2-0, ), il commence par donner un amour de passe à l'autre artiste associé, Emana, puis ira de son but en deux temps après avoir lui-même tiré un coup franc dans le mur. L'OM (3-0) ? Très certainement la partition la plus aboutie de l'international scandinave (85 sél., 20 buts) qui vient de remiser définitivement le maillot dans l'armoire aux souvenirs. Elle lui vaudra un tube dans les tribunes : « Elmander, Elmander, ohhhh, ohhhh, ohhhh… ». On en frissonnerait encore. Trêve de bonnes notes : une réalisation, lancé par… Emana, après avoir esquivé la sortie de… Carrasso ; une roulette qui mystifie Zubar victime d'un lumbago sur le coup, suivie d'une frappe croisée imparable.


Une place à côté de Beto

L'attaquant qui évoluera au TFC de 2006 à 2008 (23 buts), marquera cette fois un triplé face à l'ennemi girondin (3-1) lors de la dernière levée miraculeuse – au coup d'envoi, Toulouse est 6e –, voyant les coéquipiers du capitaine Arribagé terminer 3es grâce à l'égalisation de Lille face à Rennes à la 90+2 ! Sachant que l'autre postulant, Lens, a sombré à Troyes (0-3). De quoi mériter une stèle place du Capitole, juste à côté de celle de Beto Marcico.

Séance de dédicaces, à la Bodéga (Espace Sud), à partir de 19h45.


«Je suis libre comme l'oiseau»

Il a quitté la neige et le froid suédois de sa ville de Göteborg pour retrouver depuis hier la douceur du climat toulousain. Johan Elmander a bien voulu se prêter à une interview express pour une visite dans la Ville rose qui l'est tout autant.

Johan, quel est votre programme pour votre retour à Toulouse ?

Je vais en profiter pour revoir des amis, j'ai pas mal de gens à voir. Et puis bien évidemment revenir au Stadium, revoir les supporters, aller à leur rencontre. Je vais retrouver pas mal de personnes que je connais au club, le président Sadran bien évidemment.

Si vous ne deviez garder qu'un seul souvenir, qu'une seule image de votre passage au TFC, quel serait-il ?

Indéniablement mon hat trick face à Bordeaux (3-1, le 26 mai 2007, NDLR) lors de la dernière journée de Championnat. Une victoire qui nous offre la troisième place et une participation pour la Ligue des champions. Ce jour-là, tout était magique pour moi, pour l'équipe. Nous avions bien joué, vraiment. Trois mois après, nous avions eu le bonheur de nous mesurer à Liverpool. Bon, là, ce fut moins reluisant (rires).

Un petit pronostic pour ce TFC-OM ?

Je sais que Marseille est une bonne équipe, difficile à manœuvrer mais un succès de Toulouse, 2-1, ce serait super. J'espère surtout assister à un bon match.

Que devenez-vous depuis votre retraite ?

J'ai arrêté de jouer il y a deux mois. C'était le moment pour le faire. Je suis libre comme l'oiseau. J'ai quelques projets en tête, je suis en pleine réflexion mais je ne peux rien dévoiler encore. Je prends le temps.



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