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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Un système et des hommes. Lorsqu'il a pris en main la destinée de l'équipe, Michaël Debève a procédé à une évolution – pas une révolution (car son prédécesseur Pascal Dupraz avait déjà eu recours à ce canevas quatre fois) –et institué deux choix forts. Collectivement donc, le passage du 4-4-2 à plat au vrai 4-3-3, c'est-à-dire avec deux flèches ; individuellement, les titularisations en sentinelle de Cahuzac et en pointe de Sanogo. Un Corse pour sécuriser et, inversement, donner libre cours aux deux excentrés chargés d'alimenter en munitions «grand corps plus malade» – le Gunner jusqu'à mai dernier ne nous en voudra pas, tranquille que le laisse son corps trop souvent meurtri par les blessures dans le passé.

Le fond donne raison à l'Abbevillois : depuis la 23e journée qui correspond au premier match de «MD» sur le banc en tant que N°1, son Toulouse Football-club se classe 11e avec 9 points (2V, 3N, 2D). Et encore, les deux revers l'ont été face au PSG et l'OM… La forme, aussi, est plutôt sympatoche si on ose. «On montre davantage de dynamisme», concède la caution technique de l'entrejeu Giannelli Imbula.

Un regain d'allant incarné, on y (re)vient, par une utilisation accrue des côtés. Debève, encore : « C'est un des principes de notre dispositif. Pour contourner la forte densité de joueurs à l'intérieur du jeu – les équipes sont très regroupées dans l'axe du terrain, on doit avant tout privilégier les couloirs. Contre Metz, on a centré à 46 reprises : ce n'est pas anodin. Maintenant, on n'a trouvé les filets qu'une seule fois… il s'agit d'a-méliorer la finition. Je crois que nous sommes sur la bonne voie car on est capables de mettre le ballon rapidement devant les buts – face à Metz certes, mais également Monaco, Paris-SG ou l'OM. Il faut insister. On est plutôt performants dans ce domaine-là, on réussit de bons enchaînements.»

Reste à trouver la clé pour les conclure. Et le plus tôt sera le mieux : «à chaque rencontre qu'on ne gagne pas, on est tributaires de nos adversaires. D'où potentiellement relégables.»

C'est «bien» le souci des 9 ultimes joutes à disputer…


La droite qui monte

Derrière : Amian et Yago, les bons soldats

Le nouveau coach a utilisé les trois arrières dont il dispose : 4 titularisations pour Yago, 2 pour Amian, 1 pour Michelin (à Nice). Les deux premiers se détachent clairement alors que le troisième – sûrement celui qui possède la meilleure qualité de centre – sera suspendu ce week-end pour avoir été expulsé en N3 samedi passé. Mais seul Kelvin Amian Adou a été aligné au coup d'envoi des 7 matches… dont 5 fois au poste de central gauche au relais de Jullien puis préféré à l'ex-Dijonnais. « Issa (Diop) a une prédilection pour l'axe droit, explique Debève, et Kelvin doit alors s'adapter et évoluer charnière gauche. J'insiste, il s'agit de trouver les meilleures complémentarités possibles. Après, j'aime beaucoup les facultés de débordement et de percussion d'Amian qui, sur son côté, performe. Steeve (Yago) dans ce cas-là est le perdant de l'histoire mais il n'a jamais démérité. »

 

Le match Mubele/Jean

Moitié, moitié : pas de jaloux, dirait l'autre. Depuis son arrivée sur les bords de Garonne, en date du 30 janvier, l'international congolais Firmin Mubele se partage pile-poil les temps de jeu avec l'ancien locataire à 100% du flanc offensif : Corentin Jean. Jean au coup d'envoi à l'Allianz Riviera puis face au Paris-SG, Mubele contre l'Amiens SC et dans la foulée devant Monaco ; Jean à Metz et Mubele vs Marseille. On vous le dit : ces deux-là ne se lâchent plus ! « Il y a une concurrence qui s'est installée, confirme le tacticien. On essaye d'être aussi ''remuant'' aile droite que gauche. Par conséquent, Coco et notre recrue hivernale ont le même nombre de minutes. Et nous montrent de belles choses. C'est pour cela qu'il faut être optimiste : on a quand même du potentiel devant. » Pas faux.


La gauche caviar


Derrière : Sylla, une longueur d'avance

«Nous avons deux latéraux qui répondent aux attentes. François (Moubandjé) a été longtemps blessé – après une bonne première partie de saison ; depuis janvier, Issiaga (Sylla) est performant à chaque fois qu'on fait appel à lui. à l'heure actuelle, oui, ce dernier nous amène un ''+'' sur le plan offensif avec une qualité de pied qu'on ne lui avait pas trop vue sur la phase aller. C'est un joueur qui est en train de monter, se réjouit l'ancien adjoint, il défend beaucoup mieux également. Il est à même de se projeter, il combine de plus en plus avec Max (Gradel) et Gian' (Imbula). » La preuve en images et en chiffres : les deux derniers «premiers» buts au Stadium contre l'AS Monaco et l'OM sont des copies conformes : prise du couloir, débordement puis service de Sylla respectivement en retrait pour Sangaré (1-1, 24e) et au cordeau pour Mubele (1-1, 19e).


Devant : Gradel, un peu seul

Un mot, un seul, pour résumer l'importance qu'a revêtue MAG dans le vestiaire et, surtout, sur le terrain : «Gradelinho». En fait, un surnom qu'on a donné à Max-Alain Gradel comme pour immortaliser sa splendide réalisation sur la Côte d'Azur. Magnéto : enveloppé du droit lucarne opposée. Un bijou, trois points à l'arrivée. « Pour l'instant, Max est vraiment titulaire au poste. C'est notre élément le plus décisif. On attend beaucoup de lui sur cette fin de Championnat. Quand Jimmy Durmaz (cliché de droite) est amené à rentrer, c'est à lui de saisir l'opportunité offerte. Max est vraiment devant, ponctue Mika Debève, qu'il puisse continuer de nous porter l'attaque… » Allez, on ne peut pas ne pas donner la stat : 6 buts en L1. Gradel, même sur un côté, est la meilleure gâchette des Violets.

 

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