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Géraldine Jammet pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Au terme d'un match aux multiples rebondissements, les Toulousains concèdent le match nul à domicile face à Strasbourg, un concurrent au maintien. La situation comptable des Violets, 17es, est toujours aussi précaire…

Enfin, le TFC se mesurait dans son antre à un adversaire de son acabit. Après avoir accueilli Paris (0-1), Monaco (3-3) et Marseille (3-3), les Toulousains se jaugeaient hier face à un concurrent direct au maintien, Strasbourg. Avant cette 30e journée, les Alsaciens, 15es, devançaient les Violets, 17es, de deux points. «C'est un match à 6 points» avait lancé Michaël Debève dans la semaine. Le technicien haut-garonnais insistait en effet sur l'importance de ce rendez-vous. Une victoire aurait permis aux coéquipiers d'Issa Diop de prendre un peu d'air au classement. Mais, comme souvent avec cette équipe-là, le scénario ne s'est pas déroulé comme espéré. Peut-être tendus par l'enjeu, les Toulousains n'ont pas réussi grand-chose en première mi-temps, pour ne pas dire qu'ils ont raté quasiment tout ce qu'ils ont entrepris. On vous épargnera les deux semblants d'occasions qu'on a relevés lors des 45 premières minutes. Trop approximatifs techniquement, les Violets ont péché dans l'avant-dernier geste. Les centres au «troisième poteau» et les passes dans le mauvais tempo n'ont pas permis d'inquiéter la 18e défense de L1 (54 buts encaissés). Comme un signe de mauvaise augure, la rencontre venait à peine de débuter que le TFC perdait une de ses pièces maîtresses. Yannick Cahuzac, qui a toujours été titulaire sous l'ère Debève, a dû quitter le terrain au bout d'une minute de jeu, après avoir reçu un coup de coude de Corgnet (par précaution, le Corse, qui s'est cassé le nez et a perdu connaissance, a été amené à l'hôpital pour réaliser des examens complémentaires). Cette première période indigeste et le vent glacial n'ont cependant pas refroidi l'enthousiasme des supporters toulousains qui n'ont cessé de donner de la voix. Même après l'ouverture du score strasbourgeoise (46). Ironie du sort, le buteur n'est autre que Jérémy Blayac, né à Saint-Affrique et formé… au TFC. Et encore une fois, à défaut d'agir, les Violets ont réagi, certes de manière brouillonne et désorganisée. Ils ont cependant fait preuve de caractère pour revenir à hauteur des visiteurs (Sanogo, 88). Et ils ont même pris les devants dans le temps additionnel grâce à un doublé de l'ancien Gunners (90+2). Alors que le Stadium et ses courageux supporters fêtaient la deuxième victoire de l'année en Championnat, Koné a égalisé au bout du suspens (90+5).

Si psychologiquement, ce match nul est dur à encaisser, il n'a pas une grande incidence comptable. Le TFC reste à la 17e place et conserve une longueur d'avance sur le 18e et barragiste et deux sur le 19e et premier relégable. Avant un déplacement périlleux dimanche 1er avril à Lyon. La saison risque d'être encore longue… Mais ô combien passionnante !


Le chiffre : 1

victoire > A domicile en 2018. Depuis le début de l'année, les Violets n'ont réussi qu'à s'imposer qu'une seule fois en championnat. C'était le 27 janvier, contre Troyes (1-0, 23e journée).


Les buts

46e : Les Strasbourgeois combinent sur le côté droit, s'amusent de Diop et Sylla. Martin adresse un centre tendu dans les 6 mètres repris victorieusement du genou par Blayac qui devance Yago. (0-1)

88e : Sylla récupère le cuir sur le flanc gauche et centre en première intention pour Sanogo. L'ancien Gunners, d'une tête croisée, égalise. (1-1)

90+2 : A la réception d'un centre Sanogo place sa tête. Le portier alsacien dévie le ballon sur son poteau. À l'affût, l'avant-centre toulousain marque de près. (2-1)

90+5 : Montée aux avant-postes, Koné, sur un long ballon, met la pression sur Gradel. Le ballon rebondit sur le genou du défenseur toulousain. Lafont est battu. (2-2)


Le doublé de Sanogo annihilé

Lafont (8/20).

- Vaincu sur le but de Blayac (46), il peut reprocher à Yago de faire écran. Serein sur sa sortie (90+1) après le doublé de Sanogo, il a pris un terrible retour de bâton sur la réalisation de Koné (90+3). Mais au fait, elle était où sa défense ?

Yago (9).

- Il en impose d'emblée avec un tacle incisif dans la surface toulousaine (20). Mais cet engagement, saupoudré d'approximations, lui coûte un prompt carton jaune juste après (23). Coupable d'une mésentente avec son portier, il concède le but de Blayac (46).

Diop (8).

- Le taulier des Violets a plus brillé par son déchet que par la solidité habituelle de son jeu. Il écope d'un avertissement (10) pour un tacle en retard sur Corgnet. La pression des deux cartons jaunes infligés à la défense du «Tèf» a probablement inhibé les débats.

Amian (9).

- Travailleur de l'ombre, le défenseur a fait parler ses appuis et sa vitesse (22) pour compenser certains passages à vide. Et heureusement que le deuxième but strasbourgeois était hors jeu car il était aux premières loges (61).

Sylla (9).

- Le premier à dégripper la machine à occasions avec cette belle frappe cadrée suite à une inspiration de Sanogo (18) mais qui n'a pas bluffé le portier du Racing. Superbe contrôle aérien du plat du pied sur sa ligne (41) mais qui n'a rien donné. Il peut se congratuler d'avoir servi un caviar à Sanogo qui s'est régalé (88). Et les supporters avec.

Somalia (12).

- Discret face à l'OM, il était omniprésent hier. Capable de laisser sur le carreau deux défenseurs après avoir remonté 30 mètres à lui tout seul, il centre et trouve les gants d'Oukidja (8). Remplacé par JEAN (70) toujours aussi petit mais costaud.

Cahuzac (non noté).

- Voir le milieu tout terrain du TFC sortir sur civière après un tampon au visage de Corgnet a été un véritable crève-cœur pour un public ULTRA motivé. Remplacé par BLIN (11/20) qui a endossé le costume avec brio. Grâce à ses passes propres (39) et sa «vista», il a su s'imposer en tant que relayeur (29), tout en prenant ses responsabilités en défense en faisant parler sa tête et ses jambes (41).

Imbula (9).

- Ce n'est pas son style mais il n'a pas hésité à livrer un effort défensif pour anéantir le coup franc adverse (25). On regrette que ses cannes de feu (33) n'embrasent pas plus les filets du Racing. Mais il perd trop de ballons faciles pour ça.

Mubele (11).

- Tantôt en défense (27), on le retrouve aussitôt en attaque. Mais il dévisse une occasion en or (49) après un centre encore bien senti de Somalia. Remplacé par DELORT (60) qui se fend rapidement d'un centre pour Gradel dont la frappe sera contrée (69).

Sanogo (14).

- En signant un doublé, il a fait s'enflammer les Toulousains (88, 90+2). D'autant que son second missile de la tête est d'abord contré avant que le ballon ne lui revienne dessus. Contrôle, plat du pied et dans les filets.

Gradel (11).

- Sa bévue lorsqu'il chute seul sur cette belle passe de Jean (85) qui venait de s'échapper des griffes du milieu de terrain a provoqué la bronca de la tribune nord. Symptomatique d'une précipitation qui n'a pas suffi.

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